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06/12/2015 07:27 EST | Actualisé 06/12/2016 00:12 EST

Un référendum en Arménie pour retirer des pouvoirs au président

YEREVAN, Arménie — Les Arméniens se prononcent dimanche sur la possibilité de déléguer plus de pouvoirs au premier ministre et au Parlement au dépens du président, dont les responsabilités deviendraient largement symboliques.

L'opposition accuse le président Serzh Sargsyan de vouloir prolonger son règne. M. Sargsyan a toutefois nié ces allégations, indiquant qu'il n'avait pas l'intention de se présenter au poste de premier ministre à la fin de son deuxième mandat, qui se terminera en 2018.

Les présidents arméniens peuvent solliciter un maximum de deux mandats de cinq ans.

Le gouvernement Sargsyan a défendu ces changements constitutionnels, martelant qu'ils permettraient d'accroître la démocratie dans l'ancienne république soviétique en assurant un meilleur équilibre entre les pouvoirs. Par exemple, les juges seraient nommés par le Parlement alors qu'ils sont actuellement sélectionnés par le président.

En vertu des modifications, le président disposerait de pouvoirs symboliques et il serait même élu par le Parlement.

Le référendum de dimanche a eu lieu deux mois après qu'il eut été approuvé par les élus arméniens. Plusieurs partis de l'opposition appuient les réformes, qui, selon eux, leur donneront plus de pouvoirs.

L'opposition la plus radicale a toutefois critiqué le gouvernement et a tenu plusieurs manifestations pour contester les changements.

Les résultats du référendum sont attendus lundi.