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06/12/2015 04:18 EST | Actualisé 06/12/2016 00:12 EST

L'Iran a "le devoir de réduire les tensions" entre Moscou et Ankara (responsable)

L'Iran "a le devoir de réduire les tensions" actuelles entre la Russie et la Turquie, a déclaré Ali Akbar Velayati, conseiller diplomatique du guide suprême Ali Khamenei, cité dimanche par l'agence officielle Irna.

"Nous ne devrions pas prendre parti et nous avons le devoir de réduire les tensions entre ces deux pays" voisins de l'Iran, a déclaré M. Velayati. Selon lui, "il n'est pas bon d'avoir de nouvelles tensions venant s'ajouter à celles déjà existantes dans la région".

La destruction le 24 novembre d'un bombardier russe par l'aviation turque à la frontière syrienne a déclenché une grave crise dans les relations entre Ankara et Moscou, accompagnée d'accusations de part et d'autre.

Mercredi, Moscou a accusé nommément le président turc Recep Tayyip Erdogan et sa famille de profiter de la contrebande de pétrole à laquelle se livre l'organisation jihadiste État islamique (EI) en Syrie.

Le président Erdogan avait réagi en dénonçant des "accusations immorales" de la Russie et mis en cause en retour la supposée complicité de Moscou dans ce trafic.

Les accusations de Moscou contre Ankara ont été relayées à Téhéran, provoquant la colère du président Erdogan qui, par téléphone, a averti son homologue iranien Hassan Rohani que l'Iran paierait "le prix fort" si elles devaient se poursuivre.

L'Iran et la Russie entretiennent d'étroites relations économiques et soutiennent le régime du président syrien Bachar al-Assad, accusé le 19 novembre par le président Erdogan d'être "un terroriste d'Etat".

Selon M. Velayati, la question du maintien du président Assad au pouvoir est "la ligne rouge" à ne pas dépasser par ceux qui s'opposent à lui dans son pays et à l'étranger.

La Turquie a longtemps été accusée d'être complaisante, voire d'aider les groupes rebelles radicaux qui combattent le régime de Damas.

Sous la pression de ses alliés et après une série d'attentats attribués aux jihadistes sur son sol, elle a opéré l'été dernier un revirement et rejoint la coalition internationale antijihadiste qui bombarde le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

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