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06/12/2015 03:26 EST | Actualisé 06/12/2016 00:12 EST

Jubilé : le pape souhaite que catholiques et orthodoxes se rapprochent

Le pape François a souhaité dimanche que le "Jubilé de la miséricorde", qui s'ouvre mardi pour l'Eglise catholique, fasse prendre conscience aux catholiques et aux orthodoxes de la nécessité de réparer le "péché de la division".

Le chef de l'Eglise catholique, qui s'exprimait lors de l'Angelus sur la place Saint-Pierre, a exprimé nettement son désir que cette "Année sainte" puisse être l'occasion de nouveaux pas dans le pardon réciproque et le rapprochement entre l'Eglise catholique et les diverses Eglises orthodoxes. Le "Grand schisme" entre Rome et Constantinople date de 1054.

Il y a cinquante ans, le 7 décembre 1965, à la veille de la clôture du Concile Vatican II, a-t-il rappelé, s'est produit "un évènement mémorable": une déclaration commune du pape Paul VI et du patriarche oecuménique de Constantinople, Athénagoras, qui "annulait les sentences d'excommunication" échangées entre Rome et Constantinople en 1054.

"Il est providentiel que ce geste historique de réconciliation, qui a créé les conditions pour un nouveau dialogue entre orthodoxes et catholiques, soit commémoré précisément au début du Jubilé de la miséricorde. Il n'y a pas de chemin authentique vers l'unité sans demande de pardon à Dieu et entre nous pour le péché de la division", a-t-il dit, avant de saluer les chefs des Eglises orthodoxes, et en particulier son ami, le patriarche de Constantinople, Bartholomée.

Si les relations de Rome avec ce patriarche sont très étroites, le rapprochement est plus difficile avec les autre Eglises, particulièrement la plus nombreuse, l'Eglise orthodoxe russe.

A la différence des protestants, les orthodoxes ont peu de divergences doctrinales avec le catholicisme, et les papes, depuis Vatican II, affirment leur désir ardent de surmonter le schisme et de restaurer l'unité.

jlv/cab/pt