POLITIQUE
04/12/2015 02:00 EST | Actualisé 04/12/2015 02:00 EST

Un premier discours du Trône pour le gouvernement Trudeau

Le premier discours du Trône du gouvernement Trudeau sera présenté cet après-midi. L'exercice qui sera court permettra de connaître les grandes orientations du nouveau gouvernement.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Quand Justin Trudeau a été questionné jeudi sur les attentes à propos du premier discours du Trône de son gouvernement, sa réponse a été brève. « Ce sera efficace », a lancé le premier ministre. La lecture du discours, parfois longue, pourrait donc prendre moins de temps cette année.

Pour ce qui est des grandes priorités du gouvernement, elles sont connues depuis quelques semaines déjà. Elles sont inscrites dans les lettres de mandat envoyées par le premier ministre à ses ministres et publiées sur Internet.

Le climat

Parmi les grands enjeux sur lesquels le gouvernement voudra travailler dans les prochains mois, il y a la lutte contre les changements climatiques. Ce thème est inscrit dans chacune des lettres de mandat et Justin Trudeau s'est engagé à présenter un plan dans les trois mois qui suivront la conférence de Paris qui se déroule en ce moment.

Les femmes autochtones

La mise sur pied d'une enquête sur la disparition des femmes autochtones disparues et assassinées est aussi au coeur des priorités gouvernementales. La ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, travaille en ce moment sur les étapes préliminaires d'une telle commission.

Les réfugiés syriens

L'accueil de 25 000 réfugiés syriens, dont Ottawa organise actuellement l'arrivée d'ici la fin février, pourrait également faire partie du discours.

Retour des déficits

Les questions économiques, évoquées à maintes reprises au cours de la dernière campagne électorale marqueront aussi les premiers mois du gouvernement Trudeau. Les libéraux entendent par exemple faire adopter dès la semaine prochaine, par l'intermédiaire d'une motion de voies et moyen, la baisse d'impôts pour la classe moyenne.

Pendant la campagne, le parti de Justin Trudeau avait aussi promis d'investir notamment dans les infrastructures pour stimuler l'économie. Le prix à payer : des déficits d'environ 10 milliards de dollars pour les prochaines années avec un retour à l'équilibre budgétaire en 2019-2020. Mais la marge de manoeuvre du gouvernement pourrait être plus mince que prévu, puisqu'en se basant sur le dernier budget et sans tenir compte des promesses libérales, le Directeur parlementaire du budget a prévu des déficits plus importants que ceux anticipés par le ministère des Finances.

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À la veille de la présentation du discours, le député conservateur Maxime Bernier a lancé cet avertissement au gouvernement : « Au moins qu'il respecte sa promesse d'avoir un petit déficit et on sait que les déficits sont les taxes futures que les Canadiens vont payer ».

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