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04/12/2015 10:33 EST | Actualisé 07/12/2015 10:32 EST

25 000 tuques tricotées pour les réfugiés syriens: le mouvement citoyen est rapidement devenu viral (VIDÉO)

C'était un mercredi soir triste. Danielle Létourneau a eu les larmes aux yeux lorsqu'elle a vu, sur les réseaux sociaux, les messages de haine contre l'arrivée des 25 000 réfugiés syriens, quelques jours après le massacre de Paris. Et puis l'idée lui est venue: 25 000 tuques, tricotées par des gens de partout dans le pays, pour mettre une touche d'humanité. Son projet s'est répandu comme une traînée de poudre.

Deux semaines plus tard, ce sont 100 centres à travers le Canada qui agissent comme «point de chute», et des milliers de tricoteurs et tricoteuses qui s'activent pour confectionner de jolies tuques, toutes accompagnées d'un petit mot personnalisé de bienvenue.

«[Le projet] est devenu viral... On était [soudainement] plus ''cute'' que les bébés chats!» lance en riant Danielle Létourneau, le regard fixé sur la tuque qu'elle tricote. Entourée d'une dizaine de femmes réunies à la boutique Espace tricot, sur la rue Monkland, dans Notre-Dame-de-Grâce, Mme Létourneau a encore une fois les larmes aux yeux. «Ce sont des larmes de joie cette fois-ci, dit-elle, ça me touche tellement de voir toutes ces personnes prendre de leur temps pour que ce projet un peu fou se réalise». Bien consciente que les réfugiés auront besoin de bien d'autres choses qu'une simple tuque, la comédienne et scénariste rappelle que c'est avant tout un geste symbolique, une façon de dire à ces nouveaux Canadiens qu'ils sont les bienvenus.

Selon les calculs de son équipe, il y aurait déjà plus de 1500 tuques tricotées. «Mais à mon avis c'est plus, il y a tellement de groupes citoyens qui embarquent que parfois ça nous prend quelques jours avant d'être mis au courant de leur participation», précise-t-elle.

Pour en savoir plus sur le projet 25 000 tuques et connaître les points de chute, visitez le site web ou la page Facebook.

Les enfants tricotent aussi!

Le projet de 25 000 tuques a suscité un réel engouement, constatent les propriétaires de l'Espace Tricot, Lisa Di Fruscia et Melissa Clulow, qui ont décidé d'organiser chaque jeudi une soirée de tricot collectif pour la confection des tuques. En plus de «tricoteuses régulières» qui se donnent rendez-vous dans la charmante boutique, les débutants sont invités à venir participer.

Lisa Di Fruscia a aussi encouragé les enfants de l'école primaire Nouvelle-Querbes, où son fils Gianluca va, à tricoter des tuques. «Ce sont des enfants de première, deuxième et troisième année. On leur a expliqué la situation des réfugiés, ça les a touchés, et ils ont appris à donner», raconte-t-elle. À son avis, d'autres écoles devraient suivre le pas, car même s'ils trouvent parfois difficile de donner une tuque qu'ils ont pris plusieurs jours à confectionner, les enfants sont heureux de participer à cet élan de solidarité.

Le jeune Gianluca Di Fruscia-Treacy essaye la tuque qu'il a confectionnée pour un réfugié syrien.

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