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02/12/2015 12:44 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

Wall Street finit en baisse, refroidie face à la Fed

Wall Street a baissé mercredi, prenant le prétexte d'un discours de Janet Yellen, présidente de la Réserve fédérale (Fed), au ton pourtant optimiste, pour revenir sur sa hausse de la veille: le Dow Jones a perdu 0,89% et le Nasdaq 0,64%.

Selon des résultats provisoires à la clôture, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a cédé 158,67 points à 17.729,68 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 33,08 points à 5.123,22 points.

Jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, l'indice élargi S&P 500 a reculé encore plus franchement, de 1,10%, à 2.079,51 points.

"A mon avis on s'est contenté de revenir sur la hausse d'hier et ce n'est rien de plus grave", a résumé Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

La hausse de lundi, d'environ 1% pour les principaux indices, "était peut-être excessive, avec des afflux de liquidités dus au début du mois", a-t-il précisé.

Mardi, il a d'ailleurs fallu attendre un discours de Janet Yellen, présidente de la banque centrale américaine, pour que Wall Street, jusqu'alors mitigée, s'oriente nettement en baisse.

Mme Yellen s'est pourtant montrée plutôt rassurante concernant le rythme que va adopter la Réserve fédérale pour relever ses taux, actuellement presque nuls, en 2016 et limiter ainsi son soutien à l'économie, d'autant que les investisseurs sont désormais résignés à l'idée d'un début de normalisation en décembre.

Les marchés n'ont pas non plus été rassurés par ses propos plutôt optimistes sur l'économie américaine, d'ailleurs vite relativisés par la publication en début d'après-midi du Livre Beige de la Fed.

Ce document sur la conjoncture du pays, réalisé à partir d'observations de terrain, a prévenu que l'activité américaine ne connaissait toujours qu'une croissance "modeste" et que certaines parties du pays commençaient à connaître un resserrement du marché de l'emploi.

"Si l'on prend un peu de recul on peut se demander ce qui a changé depuis août, quand on parlait déjà d'une hausse des taux", a reconnu M. Blicksilver. "Si ce n'est que le dollar s'est renforcé et met les groupes américains sous pression".

Le billet vert, proche de ses plus hauts niveaux depuis avril face à l'euro, profite à la fois de la perspective d'une hausse des taux américains et, à l'inverse, d'une accentuation de la politique accommodante de la Banque centrale européenne (BCE).

"Les responsables de la Fed disent qu'ils prévoient de relever progressivement les taux et ils mettent l'accent sur ce côté progressif, mais ils ne se rendent peut être pas compte que le marché table déjà sur un rythme plus mesuré que celui qu'ils prévoient", a conclu Chris Low, de FTN Financial.

Le marché obligataire reculait. Vers 21H20 GMT, le rendement des bons du Trésor à dix ans avançait à 2,181% contre 2,148% mardi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,910% contre 2,904%

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