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02/12/2015 08:39 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

Unesco: équitation autrichienne, artisanat d'Azerbaïdjan et tir à la corde asiatique inscrits au patrimoine immatériel

L'équitation classique à Vienne, l'artisanat du cuivre en Azerbaïdjan ou encore le tir à la corde en Asie du Sud-Est figurent parmi cinq nouveaux inscrits sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco, a-t-on appris mercredi auprès de l'organisation onusienne.

Réuni en Namibie jusqu'au 4 décembre, "le Comité intergouvernemental (...) a inscrit ce matin cinq nouveaux éléments sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité", annonce un communiqué de l'Unesco, organisation basée à Paris.

"L'équitation classique à l'École d'équitation espagnole de Vienne est l'art traditionnel et la pratique de la reproduction, de l'élevage, du dressage et de la monte des chevaux lipizzans", explique l'Unesco.

"Les connaissances en matière d'élevage de chevaux et d'utilisation des équipements y sont transmises aux élèves par les palefreniers et les cavaliers expérimentés", précise le communiqué.

Vieille de près de 450 ans, héritage de la gloire perdue des Habsbourg, l'Ecole d'équitation espagnole de Vienne est réputée pour son élitisme et ces élégants étalons blancs, les Lippizans, tous des descendants de la longue lignée des étalons blancs espagnols élevés à la cour impériale.

L'école a un statut de société de droit public depuis sa privatisation par l'Etat en 2001.

La responsable de l'école, Elisabeth Guertler, également directrice du luxueux hôtel Sacher, a salué dans un communiqué une distinction qui honore "la plus ancienne école d'équitation dans le monde" qui "fait partie de l'identité de Vienne, de l'identité de l'Autriche (...) une tradition nationale depuis la monarchie austro-hongroise" un modèle "d'interaction harmonieuse quotidienne entre les humains et les animaux".

Le gouvernement autrichien a également salué cette reconnaissance par l'Unesco d'une tradition qui est aussi un important outil de promotion touristique, alors que "la majorité des quelque 300.000 visiteurs annuels de l'école espagnole d'équitation viennent de l'étranger (...)".

L'artisanat du cuivre de Lahidj, en Azerbaïdjan, est le deuxième nouvel inscrit. Il s'agit de "la pratique traditionnelle de fabrication et d'utilisation des produits en cuivre concentrée dans la communauté Lahidj, dans le Caucase".

Il y a ensuite le surova, un festival populaire de la région de Pernik, en Bulgarie, qui a lieu chaque année les 13 et 14 janvier pour fêter le Nouvel An. "La nuit, un groupe de mascarade, le survakari, joue dans le centre du village en endossant le rôle de personnages - jeunes mariés, prêtre, ours - qui se rendent dans les maisons le jour suivant pour marier les jeunes couples et présager une bonne santé aux habitants", explique le communiqué.

Quatrième inscrit: "les rituels et jeux de tir à la corde dans les cultures rizicoles d'Asie de l'Est et du Sud-Est (Cambodge, Philippines, Corée, Vietnam)" qui sont "pratiqués au sein des communautés pour assurer récoltes abondantes et prospérité".

"Ils marquent le début du cycle agricole et commencent souvent par des rites commémoratifs en hommage aux divinités locales".

Enfin, en Colombie et en Equateur, "les musiques de marimba, les chants et les danses traditionnels sont des expressions musicales intégrantes du tissu de la communauté des afro-descendants (...)".

L'examen des nouvelles candidatures sur la liste représentative, qui comptait jusqu'à lors 314 inscrits, se poursuivra jusqu'au 4 décembre à Windhoek. La rencontre s'est ouverte le 29 novembre en présence de 500 délégués d'une centaine de pays.

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