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02/12/2015 10:23 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

Une conférence internationale sur la Libye le 13 décembre à Rome (ministre)

Le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni a annoncé mercredi la tenue d'une conférence internationale sur la Libye le 13 décembre à Rome, afin d'éviter la "désagrégation totale du pays et stopper l'avancée" de l'organisation Etat islamique (EI).

"Nous pouvons encore éviter la désagrégation complète du pays et stopper l'avancée de Daech", a affirmé M. Gentiloni, reprenant l'acronyme en arabe de l'EI, en annonçant la date de la conférence devant le Sénat italien.

"Nous pouvons le faire grâce à une intense action diplomatique, une entente entre les parties, un engagement fort sur la stabilité politique au côté du futur gouvernement", a-t-il ajouté, sans donner pour l'instant plus de précisions sur les participants ni sur les modalités de cette réunion.

"Il ne nous reste plus beaucoup de temps et il est hors de question de faire le cadeau d'en laisser encore à Daech", a-t-il insisté.

La Libye, dont l'Italie est l'ancienne puissance coloniale, est actuellement en plein chaos, avec des combats meurtriers entre milices rivales, deux gouvernements qui se disputent le pouvoir, et l'EI qui ne cesse de se renforcer dans son fief de Syrte (est).

Selon l'agence AGI, M. Gentiloni a eu de nombreux entretiens mardi et mercredi à Bruxelles avec ses homologues de l'Otan pour mettre en place cette conférence.

A l'issue d'une rencontre mardi avec le Secrétaire d'Etat américain John Kerry, M. Gentiloni a expliqué que le format de la conférence romaine sur la Libye serait "semblable à celui de celle de Vienne sur la Syrie, tant pour le nombre des participants que pour le mélange entre grands décideurs internationaux et pays voisins" ayant "un intérêt direct sur le terrain".

Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, avait évoqué mardi devant la presse cette réunion: "Le gouvernement italien cherche à créer les conditions pour que Rome puisse accueillir un événement sur la Libye comme celui de Vienne sur la Syrie".

M. Gentiloni devrait d'ici la fin de la semaine donner davantage de détails sur cette conférence, décidée au cours des derniers jours, a-t-on indiqué de source proche du ministère italien des Affaires étrangères.

Mi-novembre, la conférence de Vienne sur la Syrie, à laquelle ont participé une vingtaine de puissances, dont la Russie, les Etats-Unis, l'Iran, les pays arabes et européens, a permis des avancées: une réunion entre le régime syrien du président Bachar al-Assad et des membres de l'opposition syrienne prévue avant janvier, un éventuel cessez-le-feu, avant des élections et une nouvelle Constitution.

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