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02/12/2015 06:22 EST | Actualisé 02/12/2015 06:23 EST

Alstom réfute tout projet de rapprochement avec Bombardier

Bloomberg via Getty Images
Passengers wait to board a TGV duplex high-speed train, operated by Societe Nationale des Chemins de Fer (SNCF) and manufactured by Alstom SA, as it stands in the railway station at Gare d'Avignon in Avignon, France, on Thursday, June 19, 2014. Siemens AG's plan had also envisioned merging the train operations of Siemens and Alstom and the Germany company said today it's now also offering an immediate rail-signaling joint venture with the French rival. Photographer: Balint Porneczi/Bloomberg via Getty Images

L'équipementier ferroviaire français Alstom a assuré mercredi ne mener aucune négociation avec son concurrent canadien Bombardier, au lendemain de l'évocation par le ministre français de l'Economie d'un possible rapprochement entre les deux groupes pour faire pièce à la concurrence asiatique.

"Il n'y a pas de discussions en cours", a affirmé à l'AFP une porte-parole d'Alstom.

Le PDG de l'entreprise, Patrick Kron, avait déjà démenti début novembre les rumeurs d'un rapprochement avec Bombardier qui courent depuis plusieurs mois.

"Nous sommes concentrés sur une croissance organique et nous intéresserons aux acquisitions uniquement si cela permet de renforcer notre stratégie et notre développement", avait-il alors déclaré.

Alstom a finalisé début novembre la cession au conglomérat américain General Electric de ses activités énergie pour 9,7 milliards d'euros. L'entreprise française, largement désendettée par l'opération, est désormais recentrée sur ses activités de transports.

Bombardier de son côté, faisant face à des difficultés financières, avait envisagé il y a quelques mois de filialiser sa division transport ferroviaire en annonçant une entrée en Bourse avant la fin 2015.

L'entreprise a toutefois, en raison des conditions de marché, officiellement enterré ce projet en annonçant mi-novembre l'entrée d'un grand fonds de pension canadien au capital de sa division transports.

Interrogé mardi soir sur un éventuel rapprochement Alstom/Bombardier, le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron a avancé l'hypothèse d'"arrangements" entre les deux groupes, face à la concurrence chinoise très vive dans les équipements ferroviaires.

Parallèlement à la cession du pôle énergie d'Alstom à GE, l'Etat a prévu d'acquérir 20% du capital du groupe industriel français, soit auprès de son principal actionnaire Bouygues, qui en détient 29%, soit sur le marché, dans les 20 mois suivant la transaction.

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