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02/12/2015 03:03 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

Nigeria: renforts de police dans le sud-est après des manifestations pro-Biafra

Des renforts policiers ont été déployés dans le sud-est du Nigeria après une série de manifestations en faveur de l'indépendance du Biafra, a annoncé mercredi le chef de la police fédérale Solomon Arase.

Les chefs locaux de la police ont reçu des instructions pour prévenir ou empêcher "tout rassemblement qui menace l'ordre public et la cohésion nationale", a indiqué le chef de la police dans un communiqué.

Toute personne arrêtée s'attirera "la colère de la loi", a-t-il souligné.

Plusieurs manifestations ont eu lieu ces dernières semaines dans cette région déshéritée, revendiquant la création d'un Etat indépendant au Biafra, près de 50 ans après la guerre civile qui y a fait un million de morts.

M. Arase avait affirmé mardi que les manifestants tenteraient de bloquer un pont stratégique sur le fleuve Niger, reliant le sud-est au reste du pays et qui était une frontière durant la guerre du Biafra (1967-70).

Des militaires armés et la police patrouillaient mercredi dans la ville d'Onitsha, à l'une des extrémités du pont, et les marchés ainsi que les magasins étaient fermés, ont affirmé des témoins.

La vague de mécontentement a été provoquée par l'arrestation en octobre du militant nigérian pro-Biafra Nnamdi Kanu, puis son inculpation pour "conspiration" et appartenance à une organisation illégale.

Directeur de Radio Biafra, basée à Londres et tenue pour "séditieuse" par les autorités nigérianes, Nnamdi Kanu est aussi un des fondateurs du groupe interdit Peuple indigène du Biafra (IPOB).

Nnamdi Kanu fait également l'objet d'une enquête pour "terrorisme" et "financement de terrorisme", avait indiqué son avocat à l'issue d'une audience judiciaire à Abuja la semaine dernière qui a confirmé le maintien en détention de son client.

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