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02/12/2015 07:16 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

Merkel et Ghani s'engagent à coopérer pour réduire le nombre de migrants afghans

La chancelière allemande Angela Merkel et le président afghan Ashraf Ghani, en visite à Berlin, ont convenu mercredi de travailler ensemble à la réduction de l'immigration illégale en pleine crise migratoire.

"Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour développer l'Afghanistan et créer un avenir meilleur" pour son peuple et ainsi réduire les causes des migrations, a déclaré Angela Merkel, lors d'une conférence de presse commune avec le dirigeant afghan.

La chancelière, dont le pays attend un million de demandeurs d'asile cette année - dont environ la moitié en provenance de la Syrie en guerre-, a par ailleurs clairement expliqué que la plupart des migrants afghans n'obtiendraient pas l'asile dans la première économie de l'Union européenne.

Si ceux qui encourent de graves dangers pour avoir travaillé avec l'armée allemande en Afghanistan pourraient obtenir l'asile, les Afghans simplement en quête d'une "vie meilleure" devront faire demi-tour, a-t-elle expliqué.

Dans les cas de départs motivés par des facteurs économiques, "nous devrons renvoyer les personnes en Afghanistan", a indiqué la chancelière.

L'Allemagne a déjà lancé une campagne d'information en ce sens en Afghanistan, alors que près de 70.000 Afghans sont venus demander l'asile en Allemagne entre janvier et octobre.

Près de 1.000 soldats allemands déployés sous le commandement de l'Otan continueront à entrainer les forces de sécurité afghanes, mettant l'accent sur la lutte contre le trafic d'êtres humains et les réseaux spécialisés dans la contrefaçon de passeports, a expliqué Angela Merkel.

Ashraf Ghani a pour sa part qualifié le trafic de personnes, dans le cadre duquel des candidats à l'exil déboursent 20.000 à 25.000 dollars ((19.000 à 24.000 euros) pour un voyage très risqué, de "processus effroyable et très onéreux".

Selon Angela Merkel, une solution alternative à l'émigration vers l'Europe serait de rester dans les "zones sécurisées" à l'intérieur de l'Afghanistan, où pourraient se concentrer les efforts de développement.

"S'il existe des zones où la sécurité est faible, des régions offrent également en Afghanistan un niveau de sécurité élevé et suffisant", a-t-elle souligné.

Le président afghan a rappelé les problèmes auxquels est confronté l'Afghanistan allant du "terrorisme, aux activités illégales liées à la drogue et aux drogues, jusqu'à l'immigration illégale".

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