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02/12/2015 02:16 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

Le secteur aérien thaïlandais de nouveau mis en cause

La junte au pouvoir en Thaïlande a de nouveau promis mercredi d'améliorer les procédures de sécurité du secteur aérien après le carton rouge adressé mardi par les Etats-Unis.

L'autorité américaine de l'Aviation (FAA) a rétrogradé en catégorie 2 le secteur estimant qu'il ne répondait plus "aux normes internationales minimales".

Une décision qui revient à interdire aux compagnies thaïlandaises d'ouvrir de nouvelles liaisons vers les Etats-Unis. Dans l'immédiat, cela aura donc peu d'impact en Thaïlande puisque les compagnies thaïlandaises n'ont pas directement de vols vers les Etats-Unis

Mais le risque pour la Thaïlande, pays très touristique, est que l'autorité européenne emboite le pas de son homologue américaine, ce qui est souvent le cas.

"Nous devons comprendre ce qui doit être amélioré et ensuite tout mettre en oeuvre", a déclaré le chef de la junte, Prayut Chan-o-Cha, qui a rejeté la faute sur les gouvernements précédents.

"Nous allons trouver rapidement du personnel plus plus qualifié et suffisamment de personnel adéquat", a expliqué le ministre des Transports Arkhom Termpittayapaisith, ajoutant que les lois concernant le secteur aérien qui datent de 1954 "doivent être améliorées".

Dans son communiqué, la FAA évoque les déficiences du secteur en matière "d'expertise technique, de formation du personnel, de procédures de sécurité".

La Thaïlande est une plaque tournante du transport aérien régional et le tourisme représente près de 10% du PIB, l'un des rares points positifs d'une économie morose.

La compagnie nationale Thai Airways a expliqué, dans un communiqué, que cette dégradation "n'aurait aucun impact commercial" puisqu'elle avait récemment fermé sa dernière liaison avec les Etats-Unis.

En mars, dans un rapport préoccupant de l'Organisation de l'aviation civile internationale (ICAO) avait fait état de "graves problèmes de sécurité" concernant l'aviation civile thaïlandaise.

A l'époque, le Japon, la Chine et la Corée du Sud avait temporairement réagi à ces mises en garde de l'ICAO en interdisant la mise en place de nouveaux vols entre la Thaïlande et leurs aéroports.

ju-tib/alc