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02/12/2015 16:19 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

Le Royaume-Uni se joindra à la campagne contre l'État islamique en Syrie

LONDRES — Une majorité de députés britanniques ont voté, mercredi, en faveur de la participation du Royaume-Uni à la campagne internationale de frappes aériennes contre l'État islamique (ÉI) en Syrie après que le premier ministre David Cameron eut affirmé que bombarder ces «monstres médiévaux» sur leur propre terrain ferait des îles britanniques un endroit plus sécuritaire.

Le vote à 397 voix pour et 223 contre à la Chambre des communes signifie que les avions de chasse des forces aériennes britanniques, qui effectuent déjà des frappes en Irak depuis une base située à Chypre, pourraient survoler la Syrie d'ici les prochaines heures. Le secrétaire aux Affaires étrangères, Philip Hammond, a déclaré en entrevue avec une chaîne locale que les bombardements commenceraient très bientôt, possiblement dès jeudi soir.

Des manifestants anti-guerre rassemblés à l'extérieur du parlement ont hué en apprenant le résultat du vote. La décision a été prise après un débat animé de 10 heures et demie durant lequel M. Cameron a soutenu que les Britanniques devaient frapper les militants islamistes sur leur propre terrain plutôt que de rester assis et d'attendre que ce soit eux qui les attaquent.

Les opposants ont indiqué que l'arrivée du Royaume-Uni dans l'espace aérien de la Syrie ne changerait rien à la situation et que le plan de David Cameron était irréaliste puisqu'il ne tenait pas compte de la réalité très complexe de la guerre civile syrienne.

Le premier ministre britannique souhaite depuis longtemps bombarder l'ÉI en sol syrien. Mais jusqu'à tout récemment, il n'avait pas la certitude de pouvoir obtenir une majorité à la Chambre des communes sur cette question. Il avait subi une cuisante défaite en 2013 lorsque les députés avaient rejeté une motion qui aurait permis à l'armée britannique de mener des frappes contre les forces du président syrien, Bachar el-Assad.

Le vent a toutefois tourné depuis les attentats survenus à Paris le 13 novembre, qui ont fait 130 morts et ont été revendiqués par l'ÉI. La France et les États-Unis ont exhorté le Royaume-Uni à se joindre à la mission en Syrie, et M. Cameron a fait valoir que les Britanniques ne pouvaient pas laisser tomber leurs alliés.