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02/12/2015 10:23 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

Le réseau des services de garde est en péril, disent les quatre regroupements

QUÉBEC — Les quatre regroupements de garderies lancent un cri du coeur: si la ministre Francine Charbonneau va de l'avant avec ses compressions et ses réformes, le réseau des services de garde sera en péril.

La révision souhaitée du mode de gestion, liée aux compressions budgétaires en série (74 millions $ cette année et 120 millions $ l'an prochain), font en sorte que la grande majorité des garderies risquent de devoir mettre la clé sous la porte, disent-ils.

Le gouvernement est en train d'étouffer le réseau, a déploré le président de l'Association des garderies privées, Samir Alahmad, en conférence de presse, mercredi.

Entouré du président de l'Association des centres de la petite enfance, Louis Sénécal, de la présidente du Conseil québécois des services de garde à l'enfance, Francine Lessard, et de la présidente du Rassemblement des garderies privées, Julie Plamondon, M. Alahmad s'est présenté au parlement pour revendiquer d'être entendu.

Depuis des mois, les relations sont très tendues entre le réseau et la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, qui veut maintenant réduire les coûts de gestion des services de garde, après avoir revu le mode de financement et procédé à d'importantes compressions.

Les quatre organisations revendiquent la création d'une table de négociation entre elles et Québec pour influencer les décisions et orienter les changements à venir. Elles reprochent à Québec d'avoir pris des décisions lourdes de conséquences sans aucune consultation. 

Elles exigent aussi que toute nouvelle refonte du mode de financement se traduise par un réinvestissement des sommes ainsi récupérées dans le développement du réseau.