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02/12/2015 09:57 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

Kirchner complique la transition, se plaint le président-élu Macri

La présidente de l'Argentine depuis 2007, Cristina Kirchner, quittera le pouvoir le 10 décembre, mais la transition se complique : le président-élu Mauricio Macri et les ministres nommés se plaignent du manque de coopération.

"Il est clair que la présidente ne veut pas collaborer", a regretté mercredi le président-élu, à l'issue de la cérémonie de présentation des ministres de son gouvernement.

La transmission d'informations-clés et la logistique de la cérémonie de passation de pouvoir sont au centre d'un bras de fer entre Mme Kirchner et Mauricio Macri, élu au 2e tour de l'élection présidentielle.

Une fois qu'il aura cédé le pouvoir de maire de Buenos Aires à son successeur, Mauricio Macri, 56 ans, envisage de prêter serment devant le Congrès, puis de se rendre au palais présidentiel, la Casa Rosada, pour se faire remettre l'écharpe présidentielle et le bâton de commandeur de l'Argentine.

De son côté, la présidente insiste pour que toute la cérémonie se déroule au Congrès, où la coalition de Mme Kirchner dispose d'une majorité absolue au Sénat et d'une majorité relative à la chambre des députés.

"C'est un triste choix qu'a fait la présidente. Au lieu de sortir par la grande porte, elle continue de vouloir sortir par la petite porte", a déclaré le président-élu, interrogé sur un des derniers décrets présidentiels attribuant des fonds à certaines provinces.

Macri a déjoué les pronostics en gagnant la présidentielle contre le grand favori, Daniel Scioli, soutenu par la coalition de gauche au pouvoir.

Mauricio Macri, un homme d'affaires et ancien président du club de football de Boca Juniors, a été élu à la tête d'une coalition constituée autour de son parti de droite, le PRO, et rassemblant les radicaux de l'UCR (centre-gauche), qui ont obtenu quatre ministères dans son gouvernement.

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