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02/12/2015 03:14 EST | Actualisé 02/12/2015 03:14 EST

L'Iran a cherché à avoir la bombe avant 2003

ASSOCIATED PRESS
Israelis, social protesters and left wing activists march against the possibility of an Israeli strike on Iran's nuclear facilities in Tel Aviv, Israel, Saturday, March 24, 2012. A few hundred Israelis rallied in Tel Aviv Saturday night, holding signs reading

L'Iran a mené avant 2003 une série de travaux pour se doter de l'arme atomique, mais aucune indication "crédible" ne suggère la poursuite de telles activités depuis 2009, estime l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) au terme d'une enquête de plusieurs années sur le sujet.

"L'Agence estime qu'une série d'activités liées au développement d'un engin explosif nucléaire ont été menées avant fin 2003 dans le cadre d'efforts coordonnés", souligne-t-elle dans un rapport dévoilé mercredi à Vienne.

"Ces activités n'ont pas dépassé le stade d'études de faisabilité et scientifiques, et l'acquisition de certaines compétences et capacités techniques", notent les experts de l'AIEA.

Si "certaines" activités suspectes se sont poursuivies après 2003, "l'Agence n'a pas d'information crédible" sur leur poursuite après 2009, est-il encore souligné.

Ce rapport doit être examiné le 15 décembre par les gouverneurs de l'agence, selon une feuille de route adoptée en juillet à Vienne dans le cadre des négociations entre Téhéran et les grandes puissances pour mettre un terme à plus de treize ans de différends concernant le dossier nucléaire iranien.

Il corrobore au moins en partie les soupçons que nourrissait depuis plusieurs années l'AIEA sur des tentatives passées de Téhéran de militariser son programme nucléaire, ce que l'Iran a toujours démenti.

Fin novembre, un haut responsable iranien, Ali Shamkhani, avait rappelé que la République islamique n'appliquerait pas l'accord nucléaire de Vienne si l'AIEA ne refermait pas ce dossier, dit de la "possible dimension militaire" (PMD) passée du programme nucléaire iranien.

En octobre, les Etats-Unis, désireux de voir cet accord entrer en vigueur, avaient fait savoir que les conclusions de l'AIEA sur la PMD n'entraveraient pas la levée des sanctions promise à Téhéran en échange d'une limitation de ses capacités nucléaires.

L'AIEA doit remettre dans les prochaines semaines ou dans les prochains mois un autre rapport, concernant le respect par Téhéran de ses engagements préliminaires à l'application de l'accord nucléaire, conclu le 14 juillet par l'Iran et les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne).

L'Iran, une puissance pétrolière et gazière dont l'économie est bridée par les sanctions internationales, a indiqué récemment espérer une entrée en vigueur de l'accord début janvier.

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