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02/12/2015 11:09 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

IAAF - Coe n'avait pas de soupçons de corruption, défend ses liens avec Nike

Sebastian Coe, le président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), a affirmé, lors de son audience mercredi devant le Parlement britannique, n'avoir eu aucun soupçon de corruption vis-à-vis de son organisation et a défendu ses liens avec Nike.

Agé de 82 ans, Lamine Diack, le prédécesseur de Sebastian Coe qui lui a laissé son poste cet été, a été mis en examen par deux juges françaises pour corruption passive et blanchiment aggravé.

L'Agence mondiale antidopage prépare également un rapport sur des accusations de corruption au sein de l'IAAF lorsque Coe en était vice-président.

Interrogé par le comité Culture, média et sport du Parlement britannique pour savoir s'il avait entendu "des rumeurs" de corruption au sein de l'organisation, Sebastian Coe, 59 ans, a simplement répondu "non".

Au moment de son élection à la tête de l'IAAF en août, le champion olympique du 1.500 mètres en 1980 et 1984 avait qualifié Lamine Diack de "chef spirituel" du sport, avant de confié plus tard son "choc, sa tristesse et sa colère" lorsqu'il a appris la mise en examen du Sénégalais, début novembre.

Coe a rejeté l'affirmation que l'IAAF était corrompue, martelant: "Non, ce n'était pas une organisation corrompue".

Il a également répété que ses 38 années passées en tant qu'ambassadeur pour Nike, un rôle auquel il a mis fin la semaine dernière, ne constituait pas un conflit d'intérêt.

"Ca en aurait été un, si je n'avais pas été clairement identifié", a-t-il expliqué.

- L'exemple de Paula Radcliffe -

Il a également refusé de s'excuser pour avoir qualifié de "déclaration de guerre" les révélations des médias sur le dopage sanguin.

Coe avait fait cette remarque en août, après des enquêtes du Sunday Times et de la chaîne allemande ARD arguant que l'IAAF avait caché des résultats de tests sanguins suspects entre 2001 et 2012.

"Je suis désolé que cela ait été interprété comme une attaque contre les médias, mais cela n'a jamais été l'objectif", a-t-il déclaré devant le comité parlementaire.

De nouveau interrogé sur la formule, il a précisé en guise de seule concession: "Elle exprimait ma frustration et ma colère à l'époque. J'aurais peut-être pu utiliser un langage différent".

Il a ensuite évoqué la détentrice du record du monde du marathon, la Britannique Paula Radcliffe, comme un "très bon exemple" de quelqu'un qui a été injustement accusé de dopage, avant d'être blanchi.

L'IAAF l'a disculpée la semaine dernière de toute pratique dopante basée sur des anomalies dans son passeport biologique, contestant les assertions des médias anglais et allemands.

Depuis sa désignation à la tête de l'IAAF, Sebastien Coe est sous pression pour réhabiliter l'image de son sport, confronté aux accusations de dopage et de corruption en Russie.

Il a répété mercredi devant les députés qu'il était l'homme de la situation. "Parce que j'ai l'expérience pour le faire" et "le soutien du monde de l'athlétisme".

"Y a-t-il eu des manquements? Oui. Allons-nous les réparer? Absolument. Je suis totalement concentré sur cette mission. Sans cela, il n'y aura pas de lendemain pour mon sport. On est à un carrefour", a-t-il insisté.

"Je ferai tout ce qu'il faudra pour qu'on ait les procédures adéquates en place, et si cela signifie qu'il faut doubler notre budget (antidopage), alors on trouvera les financements", a-t-il encore déclaré.

Interrogé sur pourquoi il n'avait pas fait davantage lorsqu'il est devenu vice-président de l'IAAF en 2007, il a souligné qu'il n'avait été "qu'un des quatre vice-présidents" et n'occupait qu'un "rôle non opérationnel", alors qu'il était surtout occupé à préparer les jeux Olympiques de Londres en 2012.

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