NOUVELLES
02/12/2015 10:24 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

Climat: l'Inde veut un soutien financier pour développer les énergies renouvelables

Quatrième pollueur mondial et acteur clé de la conférence climat de Paris, l'Inde a réclamé mercredi des soutiens financiers et technologiques pour développer les énergies renouvelables alors qu'elle est encore très dépendante du charbon.

L'Inde illustre "le défi du développement dans un monde avec des contraintes climatiques", a déclaré à la presse Ajay Mathur, directeur du bureau de l'efficacité énergétique et membre de la délégation indienne à la COP21.

"Nous pensons que la technologie va jouer un rôle majeur et par conséquent l'accès aux technologies et la collaboration technologique vont être extraordinairement importants pour nous", a-t-il expliqué au 3e jour de la COP, alors que Delhi ne veut pas prendre d'engagements qui hypothéqueraient son développement.

L'Inde, 2e pays le plus peuplé, a des besoins énergétiques immenses et les choix qui seront faits dans les prochaines années seront décisifs pour ses futures émissions de gaz à effet de serre.

"Développer l'énergie solaire et éolienne est notre premier engagement, nous développerons aussi autant que possible l'hydroélectricité et le nucléaire", a-t-il assuré. "Mais les besoins qui ne pourront pas être satisfaits par ces énergies le seront par le charbon", a-t-il prévenu.

Le charbon est la source d'énergie la plus polluante, mais l'Inde en possède d'importantes réserves et elle doit encore fournir de l'électricité à 300 millions de personnes et renforcer son réseau actuel qui peine à répondre à la demande.

Par ailleurs, du fait de la difficulté de l'Inde à emprunter sur les marchés financiers, "le solaire est encore deux fois plus cher que le charbon" dans ce pays, a indiqué le négociateur. New-Delhi a toutefois annoncé un plan très ambitieux de développement de l'énergie solaire.

Résumant la position de son pays, Ajay Mathur a affirmé: "nous recherchons un accord (à Paris) qui garantisse un soutien financier des pays, qui se sont développés grâce à une énergie bon marché (le charbon), à ceux qui doivent répondre à leurs besoins énergétiques avec des moyens décarbonés mais plus chers".

ces/fmi/cr/