NOUVELLES
02/12/2015 14:24 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

Brésil: Rousseff "convaincue" que la procédure de destitution n'aboutira pas

La présidente brésilienne de gauche Dilma Rousseff s'est déclarée mercredi "convaincue" que la procédure de destitution "sans fondement" lancée contre elle par le président de la Chambre des députés Eduardo Cunha n'aboutirait pas.

"J'ai la conviction et l'absolue tranquillité que cette demande est totalement sans fondement", a dit la présidente dans une brève allocution télévisée à la nation, se disant "indignée" par la décision d'Eduardo Cunha, son plus farouche ennemi politique.

Après en avoir agité la menace pendant des mois, Cunha a fini par donner suite à une demande de l'opposition de droite qui accuse la présidente d'avoir sciemment maquillé les comptes de l'Etat en 2014 et 2015 pour minimiser l'ampleur de la crise qui frappe la septième économie mondiale.

Il a annoncé sa décision pendant une conférence de presse improvisée à Brasilia.

"Il n'existe aucun acte illicite pratiqué par moi. Il ne plane sur moi aucun soupçon de détournement d'argent public. Je ne possède pas de compte bancaire à l'étranger et je n'ai pas caché l'existence de biens personnels", a ajouté la chef de l'Etat, avant de souligner "n'avoir "jamais fait pression ou tenter de faire pression sur des institutions ou personnes, pour satisfaire mes intérêts".

Cunha s'est encore plus violemment opposé à Mme Rousseff après sa mise en accusation au mois d'août dernier pour corruption et blanchiment d'argent dans le scandale Petrobras par le Tribunal suprême fédéral (STF) et pour avoir caché l'existence de comptes en Suisse.

"Mon passé et mon présent attestent de mon engagement incontestable avec les lois et la chose publique", a poursuivi Mme Rousseff, une ancienne guérillera emprisonnée et torturée sous la dictature.

"Nous ne pouvons laisser les intérêts indéfendables menacer la démocratie et la stabilité de notre pays. Nous devons avoir la tranquillité et la confiance dans nos institutions et dans l'Etat démocratique de droit", a-t-elle conclu.

pal/cdo/mf