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02/12/2015 10:42 EST | Actualisé 02/12/2016 00:12 EST

Brésil, Chili, premières destinations du président-élu argentin

Avant sa prise de fonction le 10 décembre à la présidence de l'Argentine, Mauricio Macri effectuera ses premiers déplacements à l'étranger au Brésil et au Chili, avant de réorienter la diplomatie de la 3e économie d'Amérique latine.

Vendredi, Mauricio Macri rendra visite à Dilma Rousseff à Brasilia, à des chefs d'entreprise à Sao Paulo. Le Brésil est le premier partenaire commercial de l'Argentine, secouée par la récession de l'économie brésilienne.

Ce même vendredi, il fera une dernière étape à Santiago, pour s'entretenir avec la présidente chilienne Michèle Bachelet.

"Ce sont deux pays avec qui nous avons des relations importantes, et que nous avons besoin de cultiver", a déclaré mercredi le président élu le 22 novembre, au second tour de l'élection présidentielle.

Le 21 décembre, il se rendra à Asuncion pour le sommet du Mercosur, réunissant les présidents du Brésil, de l'Uruguay, du Paraguay et du Venezuela.

Condamnant les emprisonnements d'opposants, Macri a rompu avec la politique de la présidente sortante Cristina Kirchner au sujet du Venezuela. Il a menacé d'activer une "clause démocratique" du Mercosur pouvant conduire à l'exclusion de Caracas. Une position qui l'oppose à Mme Rousseff.

Alors que les Kirchner avaient pris leurs distances avec les Etats-Unis et s'étaient aligné sur un axe de la gauche latino-américaine initié par le Vénézuélien Hugo Chavez, Mauricio Macri, homme politique de droite, a annoncé qu'il mènerait une politique diplomatique différente.

Comme ambassadeur à Washington, il a nommé un poids lourd, Martin Lousteau, ministre de l'Economie pendant six mois, avant de claquer la porte du gouvernement Kirchner. Une manière également pour le président argentin d'éloigner un opposant ambitieux.

M. Lousteau, 45 ans, s'était incliné de justesse en juin, au second tour de l'élection à la mairie de Buenos Aires, face au candidat de M. Macri. Aux Etats-Unis, cet économiste formé à la London School of Economics, devra superviser le règlement du différend sur la dette avec les "fonds vautours".

Pour la prestation de serment du 10 décembre, l'ancien roi d'Espagne Juan Carlos et divers présidents sud-américains ont confirmé leur présence. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est pressenti.

En félicitant Mauricio Macri la semaine dernière, le président français François Hollande a annoncé qu'il se rendrait à Buenos Aires en février.

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