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01/12/2015 07:25 EST | Actualisé 01/12/2016 05:12 EST

Publication de courriels de Hillary Clinton traitant du Canada

GWR/STAR MAX/IPx
Photo by: GWR/STAR MAX/IPx 11/19/15 Hillary Clinton announces her campaign agenda on combating the future of ISIS in Syria. She addressed the Council on Foreign Relations in Manhattan. (NYC)

WASHINGTON, Canada — Des courriels de Hillary Clinton qui viennent d'être rendus publics démontrent que son ancien entourage politique a été informé que certaines relations avaient été tendues entre des employés du ministère de la Défense nationale du Canada et le gouvernement que dirigeait l'ex-premier ministre Stephen Harper. 

Dans l'un de ces courriels, un employé du gouvernement des États-Unis exprime son étonnement d'avoir constaté à quel point le gouvernement conservateur était détesté par certains fonctionnaires du ministère canadien des Affaires étrangères.

Ces derniers auraient demandé à leurs collègues américains de faire du lobbying auprès du gouvernement Harper pour qu'il renonce à couper dans un programme d'aide destiné à Haïti.

D'autres courriels auraient démontré la satisfaction du personnel de Mme Clinton de constater que le Canadien Omar Khadr avait été libéré d'une longue détention à la prison américaine de Guantanamo Bay afin d'être rapatrié au Canada et d'avoir finalement une autre chance dans la vie.

Omar Khadr, qui a été arrêté en Afghanistan en 2002 à l'âge de 15 ans, a été jeté en prison et a plaidé coupable en 2010 à plusieurs accusations de crimes de guerre. Une commission militaire américaine l'a condamné à huit ans de plus derrière les barreaux. Il a été transféré en 2012 au Canada même si le gouvernement Harper ne l'avait pas demandé et, depuis, il a obtenu sa libération conditionnelle, ce que le gouvernement a porté en appel.

Mme Clinton, qui est candidate à l'investiture du Parti démocrate en vue des élections présidentielles de 2016 aux États-Unis, dévoile le contenu de courriels de l'époque où elle était secrétaire d'État américaine après avoir admis qu'elle aurait dû utiliser son adresse électronique du gouvernement plutôt que son adresse personnelle.