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01/12/2015 11:14 EST | Actualisé 01/12/2016 00:12 EST

Témoignant pour sa défense, Dennis Oland soutient ne pas avoir tué son père

SAINT-JEAN, N.-B. — Appelé à la barre des témoins pour la première fois mardi, Dennis Oland a affirmé qu'il n'avait pas tué son père et décrit leur dernière conversation comme ayant été «agréable et formidable».

Devant une salle d'audience pleine à craquer, l'avocat de la défense, Gary Miller, a demandé presque d'emblée de jeu à son client s'il avait assassiné Richard Oland, question à laquelle il a répondu par la négative.

L'accusé âgé de 47 ans a plaidé non coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré en lien avec la mort de son père, un homme d'affaires bien connu dans la région appartenant à la famille qui a fondé Moosehead Breweries, la plus ancienne brasserie indépendante du Canada.

Richard Oland a été découvert face contre terre et baignant dans une mare de sang sur le sol de son bureau de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, le 7 juillet 2011. Selon la preuve présentée devant le jury de la Cour du Banc de la Reine de la province, l'homme âgé de 69 ans avait reçu 45 coups à la tête, au cou et aux mains. Les objets ayant servi à frapper la victime n'ont jamais été retrouvés.

La police a identifié Dennis Oland comme étant un suspect après l'avoir interrogé le lendemain du meurtre. Il a admis avoir rendu visite à son père dans son bureau le 6 juillet. D'après la Couronne, le fils est la dernière personne à avoir vu Richard Oland vivant.

Durant son témoignage, Dennis a raconté qu'il était allé voir son père afin de discuter généalogie avec lui et qu'il était arrivé au bureau de ce dernier un peu après 17 h 30. Il a assuré que Richard Oland l'avait accueilli avec une poignée de main.

«Comment s'est déroulée la rencontre avec votre père?» a demandé Me Miller.

«Nous avons passé un bon moment. Ç'a été une conversation agréable et formidable», a répliqué l'accusé, avant d'ajouter qu'il avait quitté le bureau de son paternel vers 18 h 12.

Une vidéo captée par une caméra de surveillance et diffusée durant le procès montre Dennis traverser la rue Canterbury, sur laquelle est situé le bureau de Richard Oland, un sac à la main.

Le témoin a indiqué qu'il s'agissait d'un sac réutilisable de la chaîne d'épicerie Sobeys.

«Quelqu'un m'a déjà dit que c'était mon sac à main», a-t-il déclaré, provoquant des éclats de rire dans la salle d'audience bondée.