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01/12/2015 02:41 EST | Actualisé 01/12/2016 00:12 EST

La zone euro débute la recapitalisation des banques grecques avec la Banque du Pirée

La zone euro a commencé mardi à recapitaliser le système bancaire grec, avec l'annonce du versement de 2,72 milliards d'euros à la Banque du Pirée, selon un communiqué du Mécanisme européen de stabilité (MES).

"Renforcer la stabilité du secteur bancaire était un objectif clé du troisième plan d'aide financière à la Grèce", a déclaré Klaus Regling, patron du MES, le fonds de soutien de la zone euro mis en place en 2012 pour fournir une aide financière aux Etats membres qui connaissent ou risquent de connaître de graves problèmes de financement.

"Des banques saines vont pouvoir à nouveau prêter aux entreprises grecques et soutenir la reprise économique", a-t-il ajouté.

Prévue dans l'accord sur le prêt de 86 milliards d'euros signé entre Athènes et ses créanciers en juillet, la recapitalisation de Banque nationale de Grèce (BNG), Alpha, Eurobank et Banque du Pirée devait parer aux massifs retraits de capitaux depuis décembre dernier, liés aux craintes entourant l'arrivée au pouvoir du parti de gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras, puis à la mésentente initiale avec les créanciers.

La Banque centrale européenne (BCE) a chiffré le 31 octobre à 14,4 milliards d'euros le capital supplémentaire nécessaire à ces quatre banques pour affronter un éventuel scénario économique négatif. Après différentes opérations financières, le total a été revu à 13,75 milliards.

Eurobank et Alpha Bank ont indiqué avoir réussi à trouver les fonds entièrement par elles-mêmes dans le secteur privé et auprès de leurs actionnaires existants. Seules BNG et Banque du Pirée ont donc à recourir aux fonds publics, BNG à hauteur de 2,71 milliards d'euros, et Banque du Pirée à hauteur de 2,72 milliards.

Les banques grecques, plombées par les créances douteuses accumulées au cours de six ans de crise, risquaient de voir saisir leurs actifs, et les épargnants une partie de leurs économies, si elles ne parvenaient pas à se recapitaliser, comme à Chypre en 2013.

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