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01/12/2015 01:40 EST | Actualisé 01/12/2016 00:12 EST

La Russie va construire deux nouvelles bases militaires sur les îles Kouriles

La Russie va construire deux nouvelles bases militaires pour garder ses forces "en état d'alerte" sur les îles Kouriles, revendiquées par le Japon et à l'origine de tensions persistantes entre les deux pays, a annoncé mardi le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

"Nous prévoyons de construire un total de 392 bâtiments" sur les îles d'Itouroup et Kounachir, situées au nord de l'archipel japonais, a déclaré M. Choïgou lors d'une rencontre avec les responsables de son état-major.

Ce déploiement, qui vise à renforcer la présence militaire russe déjà existante sur les Kouriles, ces île situées dans la mer d'Okhotsk, permettra également "de s'assurer que les troupes et le matériel restent en état d'alerte", a-t-il précisé, ajoutant que ces nouvelles bases seront dotées d'infrastructures pour les familles des militaires qui y seront stationnés.

La présence militaire russe sur les îles Kouriles, où vivent environ 19.000 habitants, est un sujet sensible pour le Japon, qui revendique cet archipel, annexé par l'Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale après la capitulation des forces japonaises.

La question de ces îles, que les Japonais appellent "Territoires du nord" et qui font partie pour les Russes de la région de Sakhaline, dans l'Extrême-Orient russe, envenime les relations entre les deux pays, notamment sur le plan commercial.

Alors que les deux pays n'ont jamais signé de traité de paix, les négociations restent au point mort depuis l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en mars 2004, condamné par Tokyo et les Occidentaux.

Fin septembre, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a exclu, lors d'une rencontre avec son homologue japonais Fumio Kishida, tout compromis avec le Japon, appelant Tokyo à reconnaître "les réalités historiques".

Peu avant, un appareil étranger, soupçonné d'être russe, avait violé l'espace aérien japonais, provoquant la colère de Tokyo, déjà furieux d'un déplacement en août du Premier ministre russe Dmitri Medvedev dans l'une des îles.

Il avait profité de ce voyage pour rendre public un décret élargissant le territoire russe de 50.000 kilomètres carrés dans la zone, en vertu d'une décision de l'ONU. Le Japon avait également protesté en mars contre des manoeuvres militaires russes, impliquant 500 soldats.

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