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01/12/2015 08:57 EST | Actualisé 01/12/2016 00:12 EST

La COP21 placée sous haute protection aérienne

L'armée de l'air française a déployé un vaste dispositif de sécurité aérienne pour protéger l'aéroport du Bourget (nord de Paris), où se tient la conférence de Paris sur le climat (COP21), contre toute menace venue du ciel, notamment contre les drones qui pourraient s'aventurer au-dessus de ces zones sensibles.

"Pour l'instant, nous n'avons eu ni pénétration d'avion léger ni de drone", les deux principales menaces identifiées, depuis le début de la COP21 lundi, s'est félicité mardi le commandant de la Défense aérienne, le général Jean-Jacques Borel, qui plaide en faveur de l'établissement d'un "cadre juridique" pour réglementer les mouvements de drones.

Fin janvier, des drones avaient été détectés à plusieurs reprises à proximité du site militaire de l'Ile Longue, dans la rade de Brest (ouest), port d'attache des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) français.

Au cours de l'année passée, plusieurs dizaines de survols de drones ont été constatés au-dessus de sites sensibles, comme des centrales nucléaires ou la ville de Paris.

Pour sécuriser le ciel au-dessus de la COP21, ouverte lundi en présence de 150 chefs d'Etat, l'armée de l'air a déployé au sol des radars tactiques, des systèmes anti-drones, ainsi que des batteries de missiles sol-air Crotale NG et Mamba.

Des guetteurs à vue sont postés tout autour de l'aéroport. Parallèlement, tout ce qui vole sur la zone du Bourget est contrôlé au sein d'un centre de coordination de l'activité aérienne.

Dans les airs, outre des hélicoptères Fennec et des avions légers Epsilon, un avion-radar AWACS est mobilisé pendant plusieurs heures par jour, pendant les créneaux critiques, précise le général Borel. Des avions de chasse de type Rafale, ont également été "rapprochés" du site, sur la base aérienne de Creil, en cas de besoin.

Erigée à proximité pour soutenir les opérations, la base aérienne projetée accueille 650 personnes: 500 aviateurs, mais aussi des gendarmes, des policiers, des soldats de l'armée de Terre...

Tentes kaki, douches de campagne, centrale électrique, réseau d'eaux usées, cantine installée dans un immense hangar... Sur la base, située à 20 minutes de Paris, flotte un parfum d'OPEX (opération extérieure). Ces installations, qui offrent aux personnels une autonomie totale, seront toutes démontées dans un délai de cinq jours une fois la COP21 achevée, le 13 décembre.

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