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01/12/2015 09:46 EST | Actualisé 01/12/2016 00:12 EST

Algérie: l'absence de solution politique en Libye profitera "aux terroristes" (ministre)

L'absence de solution politique en Libye provoquera la "prolifération" des groupes jihadistes, a prévenu mardi à Alger le ministre des Affaires maghrébines Abdelkader Messahel, à l'occasion d'une réunion des pays voisins de la Libye.

"En l'absence d'une solution consensuelle et d'un règlement politique, la situation dans ce pays voisin risque de se détériorer au profit des groupes terroristes", a mis en garde M. Messahel.

La réunion axée sur la crise libyenne rassemblait des ministres et représentants des pays voisins de la Libye -- l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte, le Soudan, le Niger, le Tchad -- l'Union africaine, la Ligue arabe, ainsi que le nouveau représentant des Nations unies pour la Libye, l'Allemand Martin Kobler.

Livré aux milices depuis la chute du régime de Kadhafi en 2011, le pays compte deux gouvernements se disputant le pouvoir mais est aussi le théâtre de violents combats entre différents groupes armés.

Profitant de l'anarchie, l'organisation jihadiste Etat islamique (EI), qui contrôle déjà de vastes pans de territoire en Irak et en Syrie, s'est emparé en juin de la ville libyenne de Syrte, à 450 km à l'est de Tripoli.

La Tunisie a de son côté mis en garde vendredi contre le "danger" que représente la Libye après avoir été victime d'un nouvel attentat revendiqué par l'EI en plein Tunis, tuant 12 membres de la sécurité présidentielle.

"La poursuite du conflit en Libye accroîtra les menaces qui pèsent sur l'ensemble de la région et favorisera la prolifération des groupes terroristes", a poursuivi le ministre algérien, cité par l'agence APS.

M. Messahel a réaffirmé le soutien de son pays aux efforts de M. Kobler pour amener les parties libyennes à former un gouvernement d'union nationale et mettre fin au chaos politique et sécuritaire.

M. Kobler s'est dit par ailleurs "convaincu" que le peuple libyen souhaite la concrétisation d'un accord, tout en regrettant qu'"il n'y ait pas de consensus".

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé samedi qu'il n'y avait "pas d'échéance" pour la formation d'un gouvernement d'union nationale en Libye.

"Si on doit parler d'échec, c'est un échec des Libyens", a déclaré M. Ban, interrogé sur la chaîne de télévision France 24 sur les efforts menés, en vain, par l'ONU pour obtenir la formation d'un gouvernement de coalition.

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