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Poutine lie la destruction du Soukhoï au pétrole de l'EI en Turquie

La destruction de l'avion russe par la Turquie connaît un nouvel épisode. Le président russe Vladimir Poutine a affirmé lundi, à Paris, qu'Ankara a décidé d'abattre l'avion Soukhoï dans le but de protéger les livraisons de pétrole en provenance des territoires contrôlés par le groupe armé État islamique (EI).

M. Poutine a indiqué qu'il détenait des informations attestant que du pétrole produit par l'EI transite par la Turquie. « Nous avons reçu des informations complémentaires qui confirment malheureusement que ce pétrole, produit dans les endroits contrôlés par l'EI et d'autres organisations terroristes, est acheminé massivement, de manière industrielle, vers la Turquie », a-t-il déclaré.

Selon M. Poutine, le pétrole provenant de la Syrie est acheminé vers des ports turcs « depuis lesquels il est chargé sur des navires-citernes », a-t-il précisé. Selon le président russe, la plupart de ses interlocuteurs en marge de la conférence de Paris ont été d'accord sur le fait qu'il n'était « pas nécessaire » pour les autorités turques d'abattre l'avion russe, qui « ne menaçait pas la Turquie ».

La coalition contre l'EI a du mal à voir le jour

L'idée d'une coalition unique destinée à éliminer le groupe armé État islamique en Syrie a été promue par Vladimir Poutine et François Hollande, mais peine à se réaliser en raison des désaccords sur le sort du président syrien Bachar al-Assad.

La crise entre Moscou et Ankara est devenue une difficulté supplémentaire pour la réalisation du projet.

Par ailleurs, le président russe a refusé de rencontrer son homologue turc Recep Tayyip Erdogan en marge de l'ouverture de la Conférence de Paris sur le climat (COP21).

La solution est politique, selon Poutine

Concernant la Syrie, le président russe réitère sa position selon laquelle la crise ne peut se résoudre que par des moyens politiques. Il a également espéré que les prochaines discussions à Vienne entre les puissances impliquées dans ce dossier donnent des résultats.

La Russie est impliquée dans le conflit syrien depuis le 30 septembre dernier. Elle est venue en renfort à son allié syrien, qui fait face à plusieurs groupes rebelles, dont le groupe armé État islamique.

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