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Le règne des progressistes conservateurs prend fin à T.-N.-L.

La victoire des libéraux à Terre-Neuve-et-Labrador force le Parti progressiste-conservateur à se réinventer et à entrer dans un processus de reconstruction.

Un texte de Antoine Trépanier

Après douze ans au pouvoir, les progressistes conservateurs ont subi une dure défaite électorale, récoltant un total de sept sièges. À la dissolution, les bleus comptaient pourtant 28 sièges à l'Assemblée législative.

Les libéraux ont remporté 31 sièges et les néo-démocrates les deux autres.

Le Parti progressiste-conservateur, mené par Danny Williams, avait accédé au gouvernement en 2003, puis a été réélu en 2007 et en 2011. C'est Kathy Dunderdale qui était chef de la formation politique en 2011, mais cette dernière a démissionné de son poste en janvier 2014.

Or, depuis le départ de Mme Dunderdale, les progressistes-conservateurs ont vécu des mois difficiles. Il aura fallu attendre à septembre 2014 pour voir la formation politique élire un nouveau chef permanent.

Puis depuis 2011, pas moins de six élections partielles se sont tenues à Terre-Neuve-et-Labrador sans que les bleus ne puissent en remporter une seule. Le Parti libéral a remporté la totalité de ces élections partielles.

« Avec moins de 10 sièges, c'est une défaite sérieuse. Peut-être y aura-t-il des gens au sein du parti qui vont demander des comptes, qui voudront une transformation », a déclaré l'observateur politique Jim Winter.

Pour le frère de l'ancien premier ministre Danny Williams, Tommy Williams, il ne s'agit pas d'un vote anti-conservateur, mais bien d'un profond désir de changement.

« Je suis déçu, puisqu'il s'agit d'un gouvernement majoritaire libéral, mais pas très surpris parce que les sondages montraient des signes en ce sens. Je ne pense pas que les électeurs ont tourné le dos aux progressistes conservateurs, je pense que c'est vraiment une vague de changement », affirme M. Williams.

Ce dernier soutient que la politique terre-neuvienne est unique en son genre, puisque les électeurs « appuyaient les actions du gouvernement », dit-il, mais que 85 % de la population voulait quand même changer de gouvernement.

Paul Davis a déjà indiqué qu'il comptait demeurer chef du parti et qu'il souhaitait contribuer à sa reconstruction. M. Davis a annoncé que cette reconstruction se fera au cours des quatre prochaines années et qu'il sera de la campagne électorale en 2019.

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