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Des gardiennes aux frais des contribuables pour Justin Trudeau

En campagne, Justin Trudeau disait que des familles riches comme la sienne n'avaient pas besoin de la prestation universelle pour la garde d'enfants proposée par les conservateurs. N'empêche, une fois élu, le nouveau premier ministre a engagé deux gardiennes aux frais de l'État.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Le 4 novembre dernier, deux femmes ont été embauchées par le Bureau du conseil privé comme adjointes spéciales, en vertu de la Loi sur les résidences officielles. Leur salaire est évalué à entre 15 et 20 $ l'heure le jour et entre 11 et 13 $ la nuit, mais leurs tâches ne sont pas précisées.

Toutefois dans des photos publiées sur Facebook, on peut les apercevoir accompagnant les enfants du premier ministre Trudeau pendant le séjour officiel de celui-ci à Malte et Paris. Au moins l'une des deux gardiennes travaillait pour les Trudeau pendant la campagne électorale.

La Loi sur les résidences officielles prévoit que des employés nécessaires à la « gestion de la résidence du premier ministre » peuvent être nommés. Le maître d'hôtel ou le régisseur peut aussi retenir « temporairement les services d'autres personnes pour seconder le personnel régulier ».

Si ces nouvelles employées semblent avoir pour tâche de s'occuper des enfants du premier ministre en campagne électorale, Justin Trudeau a déclaré qu'il n'avait pas besoin d'argent public pour la garde de ses enfants. Pendant la campagne, il s'est attaqué à plusieurs reprises à la Prestation universelle pour la garde d'enfants (PUGE) qui avait été promise par le Parti conservateur.

Cette mesure prévoyait le versement annuel aux parents de près de 2000 $ imposables pour chaque enfant de 6 ans et moins. Le montant de la prime diminuait pour les enfants de 6 et 18 ans.

Déjà en janvier dernier, Justin Trudeau critiquait la mesure.

Une question de sécurité

La présence de ces femmes peut aussi soulever des questions de sécurité. Particulièrement par rapport aux activités sur les réseaux sociaux de l'une d'entre elles, qui a clairement indiqué sur sa page Facebook dans quels hôtels elle logeait au cours du dernier voyage du premier ministre.

Elle a également mis en ligne plusieurs photos où on la voit en compagnie des enfants du premier ministre à Paris.

Un air de déjà-vu

En 1984, le premier ministre de l'époque, Brian Mulroney, avait aussi été questionné sur l'emploi d'une gardienne pour ses enfants. M. Mulroney avait déclaré que jamais il ne paierait une gardienne avec l'argent des contribuables.

Beaucoup de questions avaient été soulevées sur l'emploi d'une femme de ménage, payée par le Bureau du conseil privé, qui s'occupait des enfants et qui a été vue à au moins une reprise voyageant avec la famille du premier ministre.

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