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26/11/2015 09:30 EST | Actualisé 26/11/2016 05:12 EST

Donald Trump critiqué pour s'être moqué d'un journaliste handicapé

WASHINGTON — Une oeuvre de bienfaisance a offert à Donald Trump un atelier de sensibilisation aux personnes handicapées, jeudi, après que le favori de la course à l'investiture républicaine se fut moqué d'un journaliste souffrant d'un handicap.

Jay Ruderman de la Ruderman Family Foundation à Boston a affirmé que M. Trump devrait présenter ses excuses à Serge Kovaleski, un reporter pour «The New York Times», et au public.

M. Kovaleski a une maladie congénitale qui affecte le mouvement de ses articulations. Dans un discours livré mardi en Caroline du Sud, Donald Trump a déclaré que le journaliste faisait pitié à voir tout en bougeant de manière saccadée comme s'il l'imitait.

Juste avant cette sortie, le milliardaire avait contesté les souvenirs du reporter et d'autres personnes relativement aux lendemains des attentats du 11 septembre. M. Trump soutient, sans toutefois avoir de preuve, que des milliers de musulmans ont été vus en train de célébrer les attaques au New Jersey.

En 2001, M. Kovaleski, qui travaillait alors pour «The Washington Post», avait écrit un article avec un collègue une semaine après les attentats disant que les autorités du New Jersey avaient arrêté et questionné «un certain nombre d'individus» qui auraient été surpris à fêter les attaques. Contrairement à ce qu'avance Donald Trump, le texte ne laissait pas entendre qu'il s'agissait de «milliers» de personnes et un autre article publié par «The Star-Ledger», à Newark, avait plus tard établi que cette histoire n'était pas fondée.

Cela n'a pas empêché l'homme d'affaires de se servir du texte de Serge Kovaleski pour appuyer ses propos et de se fâcher lorsque le journaliste a annoncé qu'il ne se rappelait pas que les gens interrogés pour l'article aient mentionné l'existence d'un groupe important de musulmans célébrant les attentats.

«Cet article a été écrit par un gentil reporter, a lancé M. Trump dans son allocution, adoptant un ton moqueur. Vous devriez voir le pauvre gars: "euh, je ne sais plus ce que j'ai dit, je ne me souviens pas".»

M. Ruderman a indiqué que Donal Trump pourrait grandement bénéficier d'un atelier de sensibilisation aux personnes handicapées et a proposé de lui fournir ce service.

«Si c'est inacceptable qu'un enfant rie du handicap d'un autre sur un terrain de jeux, imaginez un candidat à la présidence qui se moque du handicap de quelqu'un dans un discours politique national», a-t-il fait valoir.

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