VIVRE
25/11/2015 09:54 EST | Actualisé 26/11/2015 03:49 EST

Cette mère en a marre qu'on lui dise quoi faire de son corps après l'accouchement

On le sait, pendant la grossesse, le corps se transforme. Après l'accouchement, il n'est certainement plus jamais le même. Mais faut-il vouloir à tout prix retrouver sa silhouette d'antan?

Sur Facebook, Mel Rymill, une jeune maman australienne, s'est énervée de constater qu'après l'accouchement, perdre ses kilos en trop et retrouver la ligne n'était pas une question mais une injonction. Elle refuse pourtant de se plier à ce que "la société veut d'elle" et revendique qu'elle est fière d'être forte et en bonne santé. Elle a alors décidé de publier une photo d'elle en sous-vêtements, accompagnée d'un long texte, pour montrer son mécontentement :

So I had my first session with a PT today and the first thing she said to me was "Obviously you want to get back to your...

Posted by Mel Rymill on Thursday, November 19, 2015

"Donc j'ai eu ma première séance avec un physiothérapeute aujourd'hui et la première chose qu'elle m'a dite était : "Bien sûr, vous voulez retrouver le poids que vous faisiez avant la grossesse". Ce n'était pas une question, c'était une affirmation.

Et ça. m'a. gonflée.

Je l'ai reprise en lui disant gentiment : "mon but est de regagner ma musculature et mon endurance... Je ne suis pas inquiète pour l'apparence de mon corps, seulement de comment il fonctionne..."

Puis j'ai réfléchi. Après la grossesse, on dit aux femmes qu'elles ont l'air bien si elles retrouvent leur poids d'origine, ce qui mène assez rapidement à l'hypothèse selon laquelle elles sont moins bien si elles gardent leurs kilos en trop. On envie les gens minces pour leur absence de graisse ou on les fait culpabiliser parce qu'apparemment ils se laissent dépérir. On dit des femmes voluptueuses qu'elles sont grosses et on les fait culpabiliser, ou bien on les dit courageuses d'être bien dans leur peau. Dans tous les cas, une pression est exercée.

Personne n'est à l'aise tout le temps à 100 % avec son corps. Passer son temps à mettre des étiquettes sur les gens et à accumuler des attentes à ce propos fait du mal à tout le monde... y compris ceux qui sont les premiers à montrer du doigt.

On ferait mieux de s'inquiéter de savoir si les gens vont bien, pas de quoi ils ont l'air.

Donc me voici. Je ne suis peut-être pas prête à poser pour un magazine, ce n'est pas avec ma culotte de grand-mère et mon soutien gorge d'allaitement que je vais défiler de sitôt, mes cheveux sont grisonnants, je ne suis pas maquillée, mon corps est spongieux et charnu, je ne suis même pas sûre d'aller vraiment bien.

Mais je suis forte. Mon corps est en bonne santé.

Merde, je déchire!

Peu importe ce que la société veut de moi. Voici ce que je lui offre.

Rejoignez-moi si vous en avez envie. #badassundies" (badass + undies soit underwear, sous-vêtements)

Partagé le 19 novembre, sa publication a été partagé plus de 6000 fois sur Facebook.

Au-delà de la pression subie par les femmes après leur grossesse, Mel Rymill pointe plus généralement du doigt le "body shaming", une expression anglaise employée pour désigner le fait de blâmer quelqu'un pour son corps.

Depuis quelque temps, elles sont de plus en plus nombreuses à lutter contre le body shaming et plus encore contre le fat shaming (grossophobie). L'été dernier, certaines Anglaises et Américaines partageaient des photos d'elles en maillot de bain sur les réseaux sociaux via le hashtag #fatkini. Certaines blogueuses partagent elles aussi régulièrement des photos d'elles et veulent crier haut et fort qu'elles s'aiment telles qu'elles sont.

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