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24/11/2015 12:37 EST | Actualisé 24/11/2016 00:12 EST

Wall Street finit en petite hausse, portée par l'énergie et le pétrole

Wall Street a terminé la séance en petite hausse mardi, l'augmentation des prix du pétrole compensant l'impact des inquiétudes géopolitiques relancées après la chute d'un avion russe abattu au Moyen-Orient: le Dow Jones a gagné 0,11% et le Nasdaq 0,01%.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a pris 19,51 points à 17.812,19 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, juste 0,33 point à 5.102,81 points.

L'indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, a gagné 0,12%, soit 2,55 points, à 2.089,14 points.

En baisse toute la matinée, les indices ont fini par bénéficier de la nette hausse des cours du pétrole, elle-même imputée majoritairement aux tensions géopolitiques, après que la Turquie a abattu un avion militaire russe.

Les valeurs liées à l'énergie dans leur ensemble représentaient le secteur en plus forte hausse pour cette séance, à hauteur de 2,19%.

Les mêmes inquiétudes toutefois avaient entraîné la Bourse de Paris et celle de Francfort en nette baisse.

"C'est une question de temps, parce que le marché américain ne s'est orienté en hausse qu'après la clôture en Europe, mais il est difficile de savoir si l'Europe va également s'orienter en hausse demain", a commenté Jack Ablin, chez BMO Private Bank.

Pour Alan Skrainka, chez Cornerstone Wealth Management, le marché américain était également, pour une simple mesure d'éloignement géographique, mieux en mesure de résister à l'inquiétude suscitée par les événements au Moyen-Orient et la prolongation de l'état d'alerte à Bruxelles.

"Nous avons un océan qui nous sépare, alors que l'Europe est bien plus exposée" aux risques posés par les conflits du Moyen-Orient, a-t-il dit.

Par ailleurs, les investisseurs pouvaient saluer quelques bonnes statistiques, à commencer par la deuxième estimation du Produit intérieur brut au troisième trimestre, qui s'est révélée un peu meilleure que prévu en affichant une progression annuelle de 2,1%.

Autre bonne nouvelle, les prix des logements ont progressé de 0,6% en septembre dans les principales métropoles américaines, soit environ deux fois plus vite que l'inflation, selon l'enquête Case Shiller.

En revanche, l'institut Conference Board a annoncé que le moral des ménages avait de nouveau reculé en novembre, à la surprise des analystes, ce qui pourrait raviver des craintes sur la consommation à l'approche des fêtes de fin d'année.

Le marché obligataire était en hausse. Le rendement des bons du Trésor à dix ans baissait à 2,232%, contre 2,251% lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,999% contre 3,005%.

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