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24/11/2015 04:51 EST | Actualisé 24/11/2016 00:12 EST

USA: la croissance fait mieux que prévu au 3T à 2,1% en rythme annualisé (2e estim.)

L'économie des Etats-Unis a affiché une croissance un peu meilleure qu'attendu au 3e trimestre tirée par la consommation et moins handicapée que prévu par l'accumulation des stocks, selon la deuxième estimation du département du Commerce publiée mardi.

De juillet à septembre, le produit intérieur brut (PIB) américain a progressé de 2,1% en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières contre 1,5% pour la première estimation. C'est toutefois un rythme ralenti par rapport à l'expansion de 3,9% du 2e trimestre.

Les analystes misaient sur une révision de la croissance à 2% au 3T.

Cette expansion modérée a été tirée par les dépenses des consommateurs qui ont progressé de 3%, un rythme un peu moins fort néanmoins que précédemment estimé (-0,2 point de pourcentage). Au deuxième trimestre, la consommation, qui pèse pour deux tiers du PIB américain, avait affiché une progression plus solide (+3,6%).

Au 3e trimestre, les investissements des entreprises ont légèrement accéléré par rapport à la première estimation progressant de 2,4% (+0,3 pt), moins rapidement qu'au trimestre précédent (+4,1%).

La principale différence par rapport à la première estimation réside dans l'investissement résidentiel et l'évaluation des stocks.

Les dépenses dans l'immobilier ont ainsi grimpé de 7,3%, soit 1,2 point de plus que ne l'évaluait la première estimation. Ce rythme soutenu de la progression du marché immobilier fait suite à un bond de 9,3% d'avril à juin.

Du côté des entreprises, l'accumulation des stocks a finalement moins pesé sur la production qu'on ne l'estimait précédemment. Le fait que les entreprises aient emmagasiné un large volume de marchandises au cours des trimestres précédents puis puisé dans ces stocks de juillet à septembre au détriment de la production a finalement coûté 0,59 point de croissance au PIB au lieu d'1,44 point comme précédemment estimé.

Point noir en revanche, les investissements des entreprises dans les infrastructures ont dégringolé de -7,1% (contre -4% pour la première estimation). Cela reflète les difficultés du secteur de l'exploitation pétrolière qui, touché par les bas prix de l'énergie, réduit ses investissements.

Sur le front du commerce international, dans un contexte de nette appréciation du dollar et de morosité économique à l'étranger, le déficit commercial a eu un impact négatif sur l'expansion, grevant la croissance de presque un quart de point.

La progression des exportations a été plus faible qu'anticipé n'avançant plus que de 0,9% contre +5,1% au 2e trimestre. Les importations, qui représentent un coût pour le PIB, ont, elles, continué de progresser (+2,1%), le dollar fort rendant les produits étrangers moins chers.

Les dépenses publiques ont poursuivi leur modeste hausse à +1,7%, tirées par les dépenses des collectivités locales et des Etats (+2,6%).

Le gouvernement publiera le 22 décembre sa dernière estimation du PIB au 3e trimestre mais avant cela, la Réserve fédérale (Fed) doit se réunir les 15 et 16 décembre pour décider d'une éventuelle première et modeste hausse des taux d'intérêt très anticipée par les marchés.

La banque centrale prévoit pour l'ensemble de l'année 2015 une croissance de 2,1% pour la première économie mondiale, après 2,4% en 2014.

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