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24/11/2015 05:54 EST | Actualisé 25/11/2015 02:59 EST

Un ours polaire de glace pour sensibiliser au réchauffement climatique (PHOTOS)

À quelques jours de l’ouverture de la conférence de Paris, Équiterre et le Fonds mondial pour la nature ont dévoilé mardi matin une imposante sculpture de glace d’un ours polaire – grandeur nature – afin de sensibiliser le public au réchauffement climatique.

L’œuvre que l’on peut observer tout près de la Maison du développement durable, rue Sainte-Catherine Ouest, pèse 6 000 kg avec la glace et 400 kg à son état squelettique. Pendant l’hiver, en raison des températures plus douces, signe du réchauffement climatique, le public pourra observer sa fonte, et ce, jusqu’au 12 décembre. Il s'agit, en fait, d'une métaphore des principales conséquences des changements climatiques.

«L’ours polaire est devenu avec les années le symbole des impacts des changements climatiques, témoigne Steven Guilbeault d'Équiterre. C’est l’une des premières images qui nous vient en tête quand on parle de ce phénomène.»

«Cette œuvre est un symbole très puissant. C’est le Nord Canadien, l’Arctique. Et l’ours polaire est une espèce qui subit de plein fouet les effets des changements climatiques», a exprimé ce dernier lors de son allocution au dévoilement de l’œuvre, mardi matin.

C’est l’artiste britannique Mark Coreth qui se cache derrière la structure qui a vu le jour en 2009 lors de Conférence de Copenhague sur le climat. Mais l’œuvre Ours polaire sur glaces éphémères, telle qu’on pourra la voir à quelques pas de la Station Place-des-Arts, a été conçue par l’artiste Peter Ittukallak du Nunavik et un sculpteur des Laurentides, Julien Doré.

Sur les murs de la station de métro Saint-Laurent et du pavillon Président-Kennedy de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), des vidéos d'animation seront également projetées, toujours dans le but de «mettre en lumière les impacts du réchauffement sur la biodiversité et les communautés de l’Arctique.»

Vent d’espoir

«La conférence de Paris ne nous permettra pas de faire tout le travail, reconnaît Steven Guilbeault, en entrevue avec Le Huffington Post Québec, qui parle tout de même d’un vent de changement avec l’arrivée du gouvernement Trudeau.

L'environnementaliste et porte-parole d’Équiterre était présent lundi à la première rencontre fédérale-provinciale, durant laquelle on a abouti à un consensus, soit celui d’améliorer l’image du Canada à l’étranger quant à la lutte contre les changements climatiques.

«C’est du jamais vu au pays. On a l’ensemble des premières et premiers ministres provinciaux, la moitié du cabinet, le premier ministre du Canada, qui s’assoient pendant 40 minutes pour se faire parler de la science du changement climatique.»

Par ailleurs, M. Guilbeault est convaincu que le Canada peut contribuer davantage dans l’aide apportée aux pays en développement.

En 2014, le Canada a annoncé qu’il verserait 300 millions $ au Fonds vert pour le climat. «C’est bien en dessous de ce qu’on devrait faire», réagit-il.

«Il faut permettre à ces pays - le Bangladesh, les pays africains, les Philippines – de se développer sans reproduire notre modèle de développement très polluant. Justin Trudeau peut poser des gestes maintenant, il n’a pas besoin d’un plan d’action pour cela.»

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