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24/11/2015 08:54 EST | Actualisé 24/11/2016 00:12 EST

Nathalie Normandeau appuie les recommandations de la commission Charbonneau

L'ex-ministre Nathalie Normandeau croit que le gouvernement Couillard doit aller de l'avant avec les recommandations formulées dans le rapport de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction. Sur les ondes du FM 93 à Québec, elle en a profité pour défendre à nouveau son intégrité.

« Moi, si je suis premier ministre du Québec, après 44 et quelque millions de deniers publics investis, je me dis que je n'ai pas d'autre choix que de dire oui aux recommandations ou à plusieurs de ces recommandations qui ont été formulées », a affirmé Nathalie Normandeau, au cours de l'émission qu'elle coanime avec Éric Duhaime.

L'ex-politicienne se réjouit d'ailleurs de retrouver « l'esprit » de deux des propositions qu'elle avait elle-même faites lors de son témoignage devant la Commission parmi les quelque 60 recommandations du volumineux document. Elle avait notamment suggéré de renforcer la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme.

« Ce que je trouve extraordinaire, c'est que l'esprit de deux de ces recommandations se retrouve dans les recommandations. »

L'ex-vice-première ministre, qui a siégé pendant 13 ans à l'Assemblée nationale, a répété qu'elle n'avait rien à se reprocher, qu'elle avait fait son travail comme ministre de façon intègre. 

Nathalie Normandeau a rappelé la transparence dont elle a fait preuve en début d'année en dévoilant avoir reçu un préavis de blâme de la part de la Commission, qui ne se retrouve d'ailleurs pas dans le rapport final.  

Elle a dû témoigner en juin 2014 devant la Commission, où elle s'est défendue d'avoir cédé aux pressions des firmes de génie alors qu'elle était ministre des Affaires municipales notamment.

Elle a laissé entendre que cette comparution a été une expérience éprouvante, disant s'« être sentie trahie », mais elle souligne la pertinence du travail accompli. Un « travail colossal », dit-elle.

« Malgré mon expérience à la commission Charbonneau, je continue de croire que la fonction d'élue, c'est une fonction noble; on a besoin des élus dans notre démocratie. »