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24/11/2015 04:42 EST | Actualisé 24/11/2015 04:44 EST

La Ville de Montréal se prépare à affronter les changements climatiques

Vague de chaleur, pluies abondantes et tempêtes destructrices... Montréal ne sera pas épargnée par le réchauffement du climat de la planète. Pour y faire face, la métropole compte agir dès maintenant.

Pour la première fois, les villes de l'île de Montréal se sont dotées d'un plan d'adaptation aux changements climatiques pour les cinq prochaines années. On y retrouve les défis auxquels font face les municipalités, mais aussi des pistes de solutions.

Le portrait est préoccupant. Selon le document, la température moyenne sur l'île de Montréal augmentera de 2 à 4 degrés d'ici 2050 et de 4 à 7 degrés d'ici 2100. Ce changement aura des impacts importants pour la ville. Notamment :

  • Plus de pluies abondantes;
  • Plus de vagues de chaleur;
  • Plus de tempêtes destructrices (vent, grêle, neige et pluie verglaçante);
  • Plus de périodes de sécheresse;
  • Crues printanières plus précoces.

Ces impacts auront des coûts. À titre d'exemple, le rapport note que « l'augmentation du nombre de cycles gel-dégel entraîne la dégradation accélérée des artères du réseau montréalais et l'apparition accrue de nids-de-poule ».

La Ville de Montréal se veut toutefois rassurante. « Ce n'est pas un scénario catastrophe, dans la mesure où on va agir », explique Réal Ménard, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal responsable de l'environnement.

« Il y a des solutions, il y a des prises de conscience, les investissements vont être là et il y a moyen de se préparer comme collectivité. »

— Réal Ménard

Maladie de Lyme

Un autre effet indésirable du réchauffement de la planète est le déplacement d'insectes plus au nord. Des espèces porteuses de maladies sont plus susceptibles de survivre aux hivers montréalais, lit-on dans le plan d'adaptation « C'est le cas, par exemple, de la tique à pattes noires, un insecte porteur de la bactérie Borrelia burgdorferi responsable de la maladie de Lyme. » Sur cette carte, on voit la propagation anticipée de cette tique d'ici 2080.

Source de la carte : Ouranos

L'adaptation

Pour faire face à ces changements, la Ville compte mettre en place de nombreuses mesures pour réduire la vulnérabilité du territoire et des Montréalais. « Il faut repenser la ville autrement. [...] Il faut planter plus d'arbres, il faut revoir la façon dont on construit les ponts et les routes. Il faut décourager les grands stationnements », donne Réal Ménard en exemple.

Ce plan d'adaptation sera revu périodiquement par l'administration montréalaise. « Il n'y a pas de plan B pour la planète. On n'a pas le choix de bouger », conclut M. Ménard.

Écoutez l'entrevue intégrale de Réal Ménard accordée à Alain Gravel.

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