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24/11/2015 05:23 EST | Actualisé 24/11/2016 00:12 EST

Manama juge "trompeur" le rapport de HRW sur la torture à Bahreïn

Le ministre bahreïni de l'Information a qualifié de "trompeur" un rapport de Human Rights Watch (HRW) accusant les autorités d'avoir recours à la torture dans ce petit royaume du Golfe secoué par des troubles depuis 2011.

"Le récent rapport de HRW est trompeur, déséquilibré et controversé pour avoir été élaboré sur la base de données inexactes", a indiqué Issa Abderrahman al-Hammadi dans des déclarations publiées mardi par des médias officiels.

Bahreïn compte "des institutions nationales indépendantes pour vérifier toutes les allégations au sujet des pratiques hors-la-loi à l'égard des détenus", a-t-il affirmé.

"Notre politique est claire avec les organisations internationales qui coopèrent avec nous, mais nous n'avons pas besoin d'organisations politisées", a ajouté M. Hammadi dans une allusion à HRW.

Dans un communiqué publié mardi par l'agence officielle BNA, le gouvernement bahreïni indique "étudier les allégations contenues dans le rapport de HRW" et invite l'organisation à "lui fournir des informations suffisantes pour lui permettre d'enquêter" sur les abus signalés.

Dans son rapport publié lundi, HRW affirme que les forces de sécurité de Bahreïn "torturent des détenus", déplorant que des organes de surveillance mis en place après la contestation de 2011 "manquent d'indépendance" et que "l'impunité" se poursuit.

HRW, dont le siège est à New York, a dit avoir interrogé 10 détenus ayant affirmé avoir subi des interrogatoires coercitifs.

Depuis 2011, le royaume de Bahreïn, situé dans le Golfe, est le théâtre de manifestations sporadiques animées par des représentants de la majorité chiite qui réclament des réformes politiques et une vraie monarchie constitutionnelle à la dynastie sunnite des Al-Khalifa.

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