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24/11/2015 09:20 EST | Actualisé 24/11/2016 00:12 EST

L'éducation devrait être ajustée pour profiter à la croissance, dit la CIBC

OTTAWA — Les programmes d'éducation post-secondaire canadiens n'insistent pas assez sur les aptitudes qui favoriseront la croissance économique future, a estimé mardi le grand patron d'une des grandes banques canadiennes.

Dans un entretien avec La Presse Canadienne, le chef de la direction de la Banque CIBC, Victor Dodig, a souligné que la plus grande partie de la croissance à venir du Canada proviendrait d'entrepreneurs capables de commercialiser de nouvelles idées et de nouvelles technologies pour tous les secteurs de l'économie.

Mais malgré les solides taux d'inscription dans les programmes d'éducation post-secondaire au Canada, le pays accuse un retard en ce qui a trait aux disciplines les plus importantes pour l'innovation, comme la science, l'ingénierie et les mathématiques.

Selon M. Dodig, les programmes offerts aux étudiants devraient être davantage en phase avec les besoins spécifiques de l'industrie.

Le Canada devrait ainsi promouvoir le secteur de l'innovation dans l'économie plutôt que de constamment espérer que le dollar canadien reste faible ou de s'inquiéter de la faiblesse des prix de l'énergie ou des difficultés du secteur manufacturier, a fait valoir le patron de la CIBC.

Selon lui, davantage d'efforts sont requis dans des secteurs comme le financement et la protection de la propriété intellectuelle, afin d'aider les petites entreprises plus innovatrices à devenir d'importants joueurs qui créent des emplois.