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24/11/2015 10:25 EST | Actualisé 24/11/2016 00:12 EST

Hollande obtient un appui fort d'Obama, mais ne convainc pas sur la Russie

WASHINGTON — Appelant à la solidarité après les attaques à Paris, le président américain Barack Obama a promis, mardi, de travailler avec la France et d'autres alliés pour intensifier la campagne dirigée par les États-Unis contre le groupe armé État islamique, disant que l'Amérique ne se laisserait pas intimider par le fléau du terrorisme.

Aux côtés du président français François Hollande, en visite à Washington pour discuter des actions contre l'État islamique, M. Obama a déclaré qu'il ne fallait pas «succomber à la peur», et a dit croire fermement à la défaite de «groupes comme l'ÉI».

M. Hollande effectue une tournée diplomatique pour tenter d'accroître les efforts pour détruire le groupe extrémiste ayant revendiqué la responsabilité des attaques à Paris ayant fait 130 morts. Au terme de sa rencontre avec le président américain, M. Hollande a affirmé que la France et les États-Unis avaient convenu d'accroître une réponse coordonnée, incluant de nouveaux efforts pour cibler les réseaux financiers des terroristes, regagner des territoires contrôlés par l'ÉI, augmenter les opérations en Syrie et en Irak, et améliorer le partage de renseignement.

Le président français comptait exhorter M. Obama à travailler avec la Russie pour constituer une nouvelle coalition pour combattre les extrémistes. Mais la tâche déjà ardue de M. Hollande, mardi, a été rapidement compliquée par l'écrasement d'un avion de chasse russe, abattu par la Turquie, alors que l'appareil aurait apparemment violé son espace aérien près de la frontière avec la Syrie.

Cet événement souligne ce que certains voient comme la nécessité d'une meilleure coordination entre les acteurs aux intérêts divergents investis sur le terrain des combats et dans le ciel de l'Irak et de la Syrie. Mais il rappelle aussi la grande difficulté à surmonter des tensions accrues entre certains de ces acteurs.

Le président américain a affirmé que la situation illustrait le problème persistant avec les opérations militaires de la Russie en Syrie, où les Russes ciblent des groupes près de la frontière turque. Les États-Unis sont profondément sceptiques à l'égard des motivations du président russe Vladimir Poutine, étant donné son soutien de longue date au président syrien Bachar el-Assad.

MM. Obama et Hollande ont affirmé aux médias, mardi, qu'ils accueilleraient l'implication de la Russie dans le combat — si Moscou devait concentrer son action militaire contre l'ÉI. M. Hollande a dit qu'il relayerait ce message à M. Poutine, avec qui il doit s'entretenir plus tard cette semaine.

«Nous comptons une coalition de 65 pays. La Russie représente actuellement une coalition de deux — l'Iran et la Russie soutenant Assad», a aussi dit M. Obama.