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24/11/2015 07:20 EST | Actualisé 24/11/2016 00:12 EST

France: Valls évoque une "coordination" faute de "coalition" contre l'Etat islamique

Le Premier ministre français Manuel Valls a évoqué mardi l'hypothèse d'une "coordination" internationale avec les Etats-Unis et la Russie contre l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie, faute d'une "coalition" que le président Hollande espère mettre en place.

Intervenant devant les députés, le chef du gouvernement a défendu l'action de l'exécutif contre l'"hydre à deux têtes" de l'EI, sur les "fronts" intérieurs et extérieurs.

Il est notamment revenu sur le marathon diplomatique entamé cette semaine par François Hollande, reçu mardi à Washington par le président américain Barack Obama et qui se rendra jeudi à Moscou pour voir son homologue russe Vladimir Poutine.

Ces entretiens marquent "la volonté de créer une coordination, sinon une coalition, pour lutter contre Daech (ndlr, acronyme arabe de l'EI)", a déclaré Manuel Valls.

Le Premier ministre a indiqué qu'il reviendrait sur ce volet mercredi devant les députés, lors d'un débat prévu sur la prolongation des frappes françaises contre l'EI en Syrie, qui ont été lancées en septembre.

Le président Hollande avait annoncé le 16 novembre ses déplacements successifs aux Etats-Unis puis en Russie en affichant sa volonté d'aboutir à "une grande et unique coalition" contre l'EI en Syrie.

Mais les diplomates français insistent ces derniers jours sur la nécessité d'une "coordination" avant tout, un glissement sémantique qui pourrait avoir des implications stratégiques.

Une "coalition" semble difficile à mettre en place du fait des divergences considérables qui demeurent entre les Etats-Unis et la Russie, quant à la manière d'en finir avec le conflit syrien.

La "coordination" en revanche existe déjà entre l'état-major militaire américain basé au Qatar et la Russie.

Elle se borne cependant à s'attribuer des couloirs aériens ou des zones au-dessus de la Syrie pour éviter les incidents aériens, selon des experts.

Selon ces derniers, il reste une marge de progression dans la coordination, comme l'illustre la destruction mardi d'un avion russe par l'armée turque.

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