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24/11/2015 10:27 EST | Actualisé 24/11/2016 00:12 EST

Football universitaire : revoir le modèle en Atlantique?

Les équipes de football universitaire du Canada Atlantique ont de la difficulté à se tailler une place au sein de l'élite canadienne depuis plusieurs années et certains se demandent si le modèle devrait être revu.

Le directeur de Sport Universitaire Atlantique (SUA), Phil Currie, croit qu'il est temps que les équipes aient les mêmes ressources financières d'un bout à l'autre du pays et qu'il doit y avoir des limites au financement.

Depuis 12 ans, seulement six équipes parmi les 27 existantes se sont disputé les honneurs lors de la Coupe Vanier, la grande finale du Football universitaire au pays.

Phil Currie croit que l'on doit revenir en arrière et revoir la situation pour qu'il y ait plus de parité.

La semaine dernière, les X-Men de l'Université Saint-François Xavier en Nouvelle-Écosse, ont par exemple subi une défaite cuisante contre les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique, par la marque de 36 à 9.

Des changements en Atlantique ?

Tous ne sont cependant pas d'accord. Selon Serge Vleminckx, blogueur spécialisé en sport universitaire, les équipes les plus riches et qui ont du succès dans la ligue ont adopté des modèles bien différents de ceux en Atlantique.

« Jamais la qualité de nos athlètes n'a été aussi élevée. Et ce n'est pas en limitant les équipes que tu vas améliorer le calibre de jeu », croit Serge Vleminckx.

« Il va falloir que les Maritimes suivent le mouvement. Il va falloir que les Maritimes regardent ce qu'il se passe ailleurs et copient le mouvement : l'implication d'hommes d'affaires. C'est la seule solution », ajoute-t-il.

Certains aimeraient voir deux divisions regroupant d'un côté les 10 meilleures équipes et de l'autre le restant de la ligue, mais Phil Currie, n'est pas convaincu et croit que les équipes ne sont pas assez nombreuses pour ce genre de modèle.

Serge Vleminckx ne croit pas non plus qu'il s'agisse de la solution. « On va abaisser les autres pour arriver à un même niveau? On va baisser le niveau de compétitivité? Non je ne suis pas d'accord du tout », dit-il.

Selon les informations de Pierre-Alexandre Bolduc