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24/11/2015 09:01 EST | Actualisé 24/11/2016 00:12 EST

Chypre renvoie six Français qui avaient été interdits d'entrer dans l'île

Chypre va renvoyer mardi vers la Suisse six Français qui avaient été retenus samedi à leur arrivée à l'aéroport de Larnaca (sud) et soupçonnés dans un premier temps de liens avec des groupes extrémistes, selon les autorités.

Des responsables ont indiqué que le fait que les six hommes ne soient pas escortés pour leur retour montrait qu'ils ne représentaient pas de menace.

"Pour des raisons de sécurité, et en accord avec les lois de la République, nous ne les avons pas laissés entrer dans le pays", a déclaré mardi à l'AFP le porte-parole de la police chypriote, Andreas Angelides.

"Ces personnes ne sont pas considérées comme terroristes mais nous avons des raisons de leur refuser l'entrée et elles sont renvoyées aujourd'hui", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Un vol direct à destination de l'EuroAirport de Bâle-Mulhouse devait décoller mardi à 18H55 locales (16H55 GMT) de Larnaca.

Selon une source policière française, trois des six hommes font l'objet d'une fiche S, qui recense les individus faisant l'objet de recherches pour prévenir des menaces graves pour la sécurité publique ou la sûreté de l'Etat.

Les six personnes devaient être prises en charge par l'antenne de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon cette source.

Agés de 25 à 33 ans, les six hommes avaient été retenus samedi soir après leur arrivée à Larnaca à bord d'un avion d'une compagnie à bas coûts en provenance de l'aéroport de Bâle-Mulhouse, selon la police.

Le ministre chypriote de la Justice Ionas Nicolaou avait affirmé lundi avoir des informations suggérant qu'ils avaient "des liens étroits avec des groupes terroristes".

Rien ne montre qu'ils voulaient rester à Chypre, l'île n'étant probablement pour eux qu'une escale vers une autre destination, avait encore indiqué le ministre.

Des milliers d'Européens ont rejoint ces dernières années la Syrie pour rejoindre les groupes combattant le régime de Bachar al-Assad.

Chypre, située en Méditerranée orientale et divisée en deux parties dont le Nord occupé par la Turquie, a renforcé la sécurité dans ses aéroports et ports depuis les attentats de Paris, qui ont fait 130 morts le 13 novembre.

Une source judiciaire française a indiqué mardi que les six personnes n'avaient pas de lien avec ces attentats.

Plus de 10.000 personnes font en France l'objet de fiches dites "S" pour "sûreté de l'Etat", notamment des islamistes radicaux.

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