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24/11/2015 12:41 EST | Actualisé 24/11/2016 00:12 EST

Bloquer ou ne pas bloquer

Avec l'absence minimale de six semaines de Brendan Gallagher, blessé en bloquant un tir, c'est à se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Un texte de Diane Sauvé

Chose certaine, bloquer un lancer suscite un grand respect des coéquipiers et aussi de l'entraîneur-chef.

« Ça prend du courage, lance Michel Therrien. Dans le match des Rangers hier, leurs défenseurs bloquent probablement le plus de lancers. C'est une équipe qui a beaucoup de succès. Ça fait partie de la game, ça fait partie des risques. »

Vrai que les arrières des Rangers de New York, Dan Girardi et Kevin Klein, frôlent le sommet de la LNH pour le nombre de tirs bloqués. Ils sont neuvièmes avec 48 tirs bloqués. Vrai aussi que les Rangers connaissent un excellent début de saison, avec 34 points et 11 victoires à leurs 12 derniers matchs.

Le jeu évolue constamment, explique Lars Eller. Parfois, il faut bloquer des tirs.

« Les équipes restreignent l'espace au milieu de la glace et dans l'enclave, poursuit Eller. Les zones sont plus grandes, les défenseurs ont donc plus de temps. Tu ne peux pas toujours jouer homme à homme, il faut que tu essaies de couper les lignes de tir. C'est la façon la plus facile de défendre. »

Mais pour Eller, les meilleurs tirs bloqués sont ceux que tu ne bloques pas. Car le positionnement est idéal. Et LA référence à ce chapitre pour P.K. Subban, est l'ancien des Red Wings de Détroit, Nicklas Lidstrom.

« Il était tellement bon pour se positionner, raconte le no 76. Je ne me souviens même pas de lui se couchant sur la glace pour bloquer un tir. »

Dale Weise indique toutefois qu'il y a différentes façons de bloquer des tirs.

« Je ne bloque pas des tirs comme il (Gallagher) le fait. Quand tu t'accroupis, tu deviens vulnérable. La meilleure façon, c'est de s'approcher le plus possible du joueur. »

Un gage de succès, bloquer des tirs? Oui si on pense aux champions de la Coupe Stanley, les Blackhawks de Chicago, deuxièmes de la LNH en saison régulière, selon WarOnIce.com, pour le nombre de tirs bloqués. Ce sont aussi eux qui ont dominé en séries à ce chapitre et c'est Chicago qui mène la barque cette saison (349 tirs bloqués en 21 matchs) suivie de Dallas. Montréal est huitième du circuit avec 323 tirs bloqués. Et c'est Andrei Markov, le meilleur du club avec 42 tirs bloqués. 

Mais comme le rapportait Michael Grange, de Sportsnet, l'effet est négligeable si on regarde le portrait d'ensemble.

Après le quart de la saison, les dix meilleurs clubs affichent une moyenne de 321 tirs bloqués cette saison. Les dix pires équipes sont à 242 tirs en moyenne. Mais rien n'y paraît au classement alors que les dix meilleures ont une moyenne de 22,3 points et les dix pires clubs sont à 22,5 points.

Un geste courageux mais à ce point essentiel?