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Six des plus gros scandales automobiles de l'histoire

Man Inspecting Under Hood of Car
Man Inspecting Under Hood of Car

Depuis la fin septembre, l’industrie automobile est aux prises avec l’un des scandales les plus importants de son histoire. Volkswagen, premier constructeur mondial depuis juillet, a admis avoir truqué ses moteurs diesel afin de passer les tests antipollution de l’EPA, notamment.

Depuis, d’autres constructeurs à l’extérieur du groupe Volkswagen ont été pointés du doigt, mais pas accusés, tandis que les manufacturiers à l’intérieur du giron imposant du géant allemand, Audi et Porsche entre autres, se retrouvent impliqués à leur tour.

Difficile de savoir à l’heure actuelle qu’elles seront les conséquences ultimes pour Volkswagen. Il perdra assurément sa position au sommet du palmarès des ventes mondiales à court terme tandis qu’à long terme, le dénouement sera grandement influencé par sa capacité à dédommager les consommateurs floués et frustrés. La popularité des moteurs diesel, dans l’ensemble de l’industrie, pourrait en prendre pour son rhume également, à tort ou à raison.

Certains vont plus loin et parlent de la fin de Volkswagen. L’histoire démontre cependant que plusieurs constructeurs ont fait face à des scandales tout aussi notables, sinon pires, sans frapper leurs Waterloo. Voici six exemples.

Six scandales automobiles

Ford et sa Pinto

La Ford Pinto, construite de 1970 à 1980, était la plus petite voiture offerte par Ford jusqu’à l’arrivée de la Fiesta en 1978. Avant même d'entamer la production, Ford avait détecté un défaut de conception qui faisait en sorte que le réservoir à essence, positionné trop près du pare-chocs arrière, pouvait se fissurer au moment d’une collision arrière. L’essence se rependait alors sous le véhicule et risquait de s’enflammer.

Au lieu de modifier quelques éléments structurels et renforcer le col de remplissage du réservoir, le constructeur décida de poursuivre la production malgré le défaut, jugeant que le coût des poursuites civiles potentielles serait moindre que le coût de revoir le design de la voiture.

Mentionnons cependant que plusieurs experts ont affirmé par la suite que la Pinto n’était pas particulièrement plus dangereuse que d’autres voitures du même genre, mais le modèle demeure controversé.

Ford et les pneus Firestone

Ford a encore une fois été impliqué dans un scandale important, un quart de siècle après la Ford Pinto. Mais cette fois-ci, ce sont les pneus Firestone que le constructeur avait choisis pour équiper ses VUS Explorer et Mercury Mountaineer (en plus du Mazda Navajo), qui étaient en cause.

À haute vitesse, le pneu pouvait fendre en raison d’un défaut de conception, mais également en raison d’une décision de Ford de réduire la pression à l’intérieur des pneus afin de contrer les risques de retournement qui étaient élevés avec l’Explorer. Le problème est qu’en réduisant la pression, le pneu était encore plus susceptible de se fissurer. Au final, Ford a rompu sa relation avec Firestone (propriété de Bridgestone) jusqu’à l’arrivée de Alan Mulally au poste de PDG du constructeur américain.

Comme la Pinto, le danger réel des pneus Firestone dont étaient équipés les modèles Explorer et Mountaineer a été remis en doute.

Les coussins gonflables Takata

Malgré les déboires de Volkswagen, 2015 aura été marqué principalement par le scandale Takata. Le manufacturier de coussins gonflables a annoncé par vague plusieurs rappels totalisant 19,2 millions de véhicules seulement aux États-Unis provenant de 12 constructeurs différents.

Un défaut au niveau du gonfleur peut mener à une explosion soudaine du coussin gonflable qui du même coup projette dans l’habitacle des débris dangereux ayant causé la mort d’au moins cinq personnes. Jusqu’à maintenant, Takata a écopé d’une amende de 200 millions de dollars et accepté d’accélérer le remplacement des coussins défectueux, mais le scandale est loin d’être terminé.

Entre 1986 et 1991, Takata avait été visé par un autre rappel important, cette fois-ci pour un problème de ceinture de sécurité sur environ huit millions de voitures.

Toyota et l’accélération soudaine

Il y a presque six ans, le 2 novembre 2009, Toyota annonçait son premier rappel en raison d’un problème d’accélération incontrôlable causé, le constructeur croyait à ce moment, par un tapis de plancher mal positionné qui pouvait coincer la pédale droite. Puis en janvier 2010, un second rappel laissait entendre que sur certains modèles, l’accélération soudaine était causée par un défaut mécanique. Plus de 9 millions de véhicules Toyota et Lexus ont finalement été rappelés, et le constructeur nippon s’est vu imposer une amende de 1,2 milliard de dollars pour avoir tenté de cacher le problème aux consommateurs et aux autorités.

General Motors et le commutateur d’allumage

General Motors a monopolisé l’attention de la planète lors des six premiers mois de 2014 avec sa série de rappels totalisant 29 millions de véhicules en Amérique du Nord. Un défaut au niveau du commutateur d’allumage pouvait couper le moteur alors que la voiture était en mouvement, rendant inopérants du même coup la direction assistée et les coussins gonflables. En septembre dernier, un fonds de compensation a déterminé que 124 décès, 17 blessures graves et 258 blessures mineures étaient reliés au problème. Au départ, General Motors avait indiqué qu’environ 13 décès avaient été occasionnés par le défaut. Le constructeur américain s’est engagé à verser au moins 1 million de dollars à chacune des familles des victimes.

L’Audi 5000 devient une victime

En 1986, l’émission célèbre 60 Minutes présenta un reportage qui laissait entendre que l’Audi 5000 pouvait soudainement accélérer sans intervention du conducteur. Le problème est que l’équipe de tournage avait truqué la voiture pour qu’elle avance par elle-même. Audi n’avait cependant pas aidé sa cause en adoptant une attitude condescendante envers le public, affirmant que s’il y avait un problème d’accélération soudaine, la faute revenait aux propriétaires. Les ventes d’Audi ont chuté de plus de 80 % entre 1986 et 1987. Ultimement, la NHTSA a déterminé que le problème était occasionné par des pédales trop rapprochées qui faisaient en sorte que les conducteurs pouvaient mélanger les freins et l’accélérateur.

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