POLITIQUE
22/11/2015 09:38 EST | Actualisé 22/11/2015 10:19 EST

Québec réitère son objectif d'accueillir 3625 réfugiés syriens en 2015

SAKIS MITROLIDIS via Getty Images
Migrants and refugees blockade railroad tracks as they wait to cross the Greece-Macedonia border, near the village of Idomeni on November 19, 2015. Countries along the migrant route through the Balkans have begun tightening restrictions on the wave of people crossing their borders by allowing entry only to those fleeing war, aid workers and officials said on November 19. AFP PHOTO /Sakis Mitrolidis (Photo credit should read SAKIS MITROLIDIS/AFP/Getty Images)

MONTRÉAL _ Le gouvernement québécois compte aller de l'avant avec son plan d'accueillir 3625 réfugiés syriens en 2015 et autant en 2016, a déclaré le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, dimanche, à la sortie d'une réunion d'urgence avec l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

En conférence de presse, M. Moreau a assuré que Québec disposait des ressources financières et logistiques nécessaires pour atteindre l'objectif qu'il s'est fixé en septembre dans ce dossier. Il a cependant ajouté que, dans le cas où ce nombre augmenterait à la demande du fédéral, ce dernier devrait assumer les coûts liés à ces efforts additionnels.

"Le gouvernement québécois a prévu des budgets de 29 millions $ pour l'accueil et l'intégration de ces réfugiés. Si des efforts additionnels sont demandés par le gouvernement fédéral, le premier ministre Philippe Couillard l'a indiqué et je le réitère aujourd'hui, nous lui demanderons de faire sa part", a indiqué le ministre, faisant référence à la promesse des libéraux de Justin Trudeau d'accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici le 31 décembre.

Questionné au sujet de cette date butoir, Pierre Moreau a rappelé qu'elle avait été établie par Ottawa et qu'elle ne figurait pas dans le plan élaboré par Québec. "Le 31 décembre, c'est une date fixée par Ottawa. Québec n'a pas de date. Le but, c'est de procéder le plus rapidement possible pour sortir ces gens-là de la situation difficile où ils se trouvent", a-t-il martelé.

La rencontre de dimanche entre M. Moreau et les élus du caucus des grandes villes de l'UMQ, dont font partie le maire de Montréal, Denis Coderre, et la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, visait à élaborer un plan d'action conjoint entre Québec et les municipalités concernant l'accueil et l'intégration des réfugiés.

"Nous avons discuté concrètement de la façon sur le plan logistique et organisationnel dont fonctionnerait l'arrivée des réfugiés", a résumé le ministre, qui a salué la grande ouverture dont avaient fait preuve les maires et mairesses par rapport au projet, auquel les Villes n'ont pas l'obligation de participer. "Le gouvernement du Québec a assuré les municipalités qu'il les accompagnerait financièrement dans les efforts qu'elles auront à déployer."

M. Coderre a pour sa part affirmé que la réunion avait permis de donner le coup d'envoi d'un "plan de match" et d'un partenariat entre Québec et les Villes dans le dossier des réfugiés syriens.

"Nous sommes tous prêts à jouer notre rôle et nous sommes enthousiastes à l'idée de le faire, a assuré le maire de la métropole. Maintenant, si nous voulons faire les choses correctement, c'est important de nous arrimer. Montréal, tout comme les autres municipalités, collaborera pleinement avec les deux paliers de gouvernement."

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