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21/11/2015 12:49 EST | Actualisé 21/11/2016 00:12 EST

Les Vikings tenteront de mettre fin à la récente dominance des Packers

MINNEAPOLIS — Au cours des cinq dernières années, Aaron Rodgers et les Packers de Green Bay ont eu la mainmise dans leur rivalité avec les Vikings du Minnesota qui, auparavant, s'était avérée beaucoup plus partagée. Or, les Vikings ont une occasion de changer la donne, dimanche.

«Nous nous présenterons sur le terrain à un moment où nous jouons à un très haut niveau. Les gars savent que ce peut être notre année, estime le demi de coin des Vikings Captain Munnerlyn. Nous travaillons avec vigueur. Nous faisons ce que nous sommes supposés faire. C'est le temps. Le temps est arrivé.»

Les Packers (6-3) se pointeront au Minnesota avec une attaque qui titube, plusieurs joueurs importants au rancart et une séquence de trois défaites. Ils y affronteront des Vikings (7-2) bien équilibrés et qui se sont hissés au premier rang de la section Nord de l'Association nationale après avoir gagné leurs cinq dernières sorties.

«Si les choses continuent ainsi, ce pourrait être la rivalité numéro un dans la section Nord», a reconnu Rodgers.

Les Packers ont remporté neuf des 11 derniers affrontements, s'inclinant en 2012 et devant se contenter d'un match nul l'année suivante. Rodgers, qui a raté le verdict nul de 2013 à la suite d'une fracture d'une clavicule, est l'un des grands responsables des récents succès de son équipe face aux Vikings.

Depuis qu'il est devenu le quart partant de son équipe, Rodgers a complété 71,1 pour cent de ses passes, lancé 32 passes de touchés et n'a été victime que de quatre interceptions en 15 matchs matchs contre les Vikings. Son taux d'efficacité de 117,9 est le plus élevé contre les Vikings par un rival comptant au moins 100 tentatives.

Il est vrai que Rodgers est ennuyé par une blessure à l'épaule droite qui l'a limité à l'entraînement cette semaine. Il est vrai, aussi, qu'il a glissé au 18e rang dans la NFL avec une moyenne de 7,3 verges par passes tentées. Il n'y a aucun doute que son impeccable précision fait défaut.

Mais les Vikings demeurent respectueusement prudents.

«Nous ne prenons pas à la légère ce qu'ils ont réalisé avant de connaître leur série de trois défaites. Ils arriveront prêts, a avisé le demi offensif Adrian Peterson.

«Ils comptent sur Aaron Rodgers, et donc, ils ont toujours une chance.»

L'entraîneur-chef des Vikings, Mike Zimmer, a commandé des chandails noirs avec l'inscription «Beat Green Bay» dans le dos et le logo de la section Nord de l'Association nationale sur le devant, au cas où il pensait qu'il était nécessaire de rappeler toute l'importance de l'enjeu.

«Leur organisation est l'une des meilleures dans le monde du sport, a loué Zimmer, et en toute honnêteté, nous tentons seulement de nous approcher d'eux.»

Peterson en feu

Avec six matchs avec des gains d'au moins 200 verges — ce qui le place à égalité avec O.J. Simpson au premier rang dans l'histoire de la NFL — Adrian Peterson s'est emparé du sommet parmi les porteurs de ballon avec 961 verges en neuf matchs. À la même période en 2012, année où il est venu près d'effacer le record d'Eric Dickerson pour le plus grand nombre de verges par la course en une saison, Peterson en comptait 957.

Avec deux rencontres à jouer contre les Packers, Peterson est destiné à connaître une deuxième moitié de saison aussi spectaculaire. En 15 sorties face aux Packers, Peterson affiche une moyenne de 116,4 verges par rencontre. Il a surpassé le seuil de 150 verges en quatre occasions.

«J'imagine que je n'ai pas de difficulté à me motiver pour cette rivalité», a déclaré Peterson.

Du côté des Packers, le demi offensif Eddie Lacy a été blessé et inefficace jusqu'à maintenant cette saison. James Starks domine l'équipe pour les gains au sol, mais l'attaque terrestre a été inexistante face aux Lions de Detroit la semaine dernière. Cette inefficacité a forcé Rodgers à tenter 61 passes, de loin le plus haut total dans sa carrière. Son sommet précédent était de 48 passes lors d'un match.

«Pour avoir du succès, il faut s'impliquer», a résumé l'entraîneur-chef des Packers, Mike McCarthy, en faisant allusion de façon spécifique à l'attaque terrestre.