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21/11/2015 08:12 EST | Actualisé 21/11/2016 00:12 EST

Le président du Bangladesh rejette les demandes de grâce d'opposants condamnés à mort

Le président du Bangladesh Abdul Hamid a rejeté samedi les demandes de grâce de deux leaders d'opposition condamnés à mort pour leur rôle dans la guerre d'indépendance de 1971, a indiqué le ministre de l'Intérieur.

"Le président a rejeté leurs demandes de grâce", a déclaré le ministre, Asaduzzaman Khan, à l'AFP, ajoutant que les autorités s'apprêtaient à présent à procéder à l'exécution des condamnés.

Les autorités pénitentiaires ont demandé aux familles d'Ali Ahsan Mohammad Mujahid et de Salahuddin Quader Chowdhury de venir les rencontrer à la principale prison de Dacca, ce qui laisse supposer qu'ils devraient être pendus dans les heures qui viennent.

"Les autorités de la prison nous ont appelés pour rencontrer notre père. C'est certainement notre dernière rencontre", a déclaré à l'AFP Ali Ahmad Mabrur, le plus jeune fils de M. Mujahid. Des centaines de policiers entouraient le site de la prison.

Hojatul Islam, avocat de Salahuddin Qauder Chowdhury, a indiqué que sa famille était déjà arrivée à la prison pour le rencontrer.

"C'est la fin", a-t-il dit.

Conformément à une tradition ancrée depuis des décennies, les responsables pénitentiaires appellent les membres de la famille des condamnés à mort pour une ultime rencontre avec leur proche quelques heures avant l'exécution de la peine capitale.

M. Mujahid, 67 ans, accusé du meurtre d'intellectuels de premier plan, a été condamné à mort pour crimes de guerre. Il est le numéro deux du plus important parti islamiste du pays, le Jamaat-e-Islami.

M. Chowdhury, 66 ans, a été condamné pour des atrocités commises pendant la guerre d'indépendance de 1971, notamment pour génocide.

Ancien député, il est un proche conseiller de Khaleda Zia, chef du pincipal parti d'opposition, le parti nationaliste du Bangladesh.

Le Bangladesh est né après la partition du Pakistan oriental du reste du Pakistan.

Interrogé par l'AFP pour savoir si les deux condamnés seraient pendus samedi soir, un haut responsable de la police a répondu "oui".

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