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21/11/2015 06:23 EST | Actualisé 21/11/2016 00:12 EST

Des migrants refoulés par la Macédoine manifestent

IDOMENI, Grèce — Quelque 1300 migrants se sont rassemblés dans le village grec d'Idomeni, samedi, pour protester contre la décision de la Macédoine voisine de refuser les migrants qui ne viennent pas de pays en guerre comme la Syrie, l'Afghanistan ou l'Irak.

La plupart d'entre eux étaient Marocains, et certains venaient de l'Algérie, la Tunisie, la Libye, le Liban, l'Iran, le Pakistan, le Bangladesh et le Congo. Un certain nombre d'entre eux ont entrepris une grève de la faim.

La police grecque surveillait la manifestation, qui s'est déroulée dans le calme. La plupart des participants s'étaient retirés de la frontière en début d'après-midi et avaient installé leurs tentes à une courte distance. Quelques personnes, cependant, avaient érigé leur campement le long de la frontière et continuaient de bloquer la voie ferrée entre la Grèce et la Macédoine, pour une troisième journée consécutive.

Les autorités de la Macédoine ont pris plus tôt cette semaine la décision de refuser les migrants arrivant de pays qui ne sont pas en guerre, dans la foulée de décisions semblables de la Serbie, la Croatie et la Slovénie. Ces «migrants économiques», qui fuient une vie difficile et espèrent trouver des conditions de vie meilleures et du travail en Europe, campent à Idomeni, un village situé à la frontière entre la Grèce et la Macédoine.

Le ministre adjoint de l'Intérieur de la Grèce, Yiannis Mouzalas, a visité le village samedi et annoncé que les autorités offriraient gratuitement le voyage en autobus pour revenir à Athènes aux migrants qui se voyaient interdire l'entrée en Macédoine. Le premier ministre, Alexis Tsipras, allait tenir une rencontre pour discuter de ce dossier plus tard samedi.

Un problème technique survenu en Macédoine a permis à 1250 personnes d'entrer dans le pays entre vendredi et samedi matin, selon la police grecque. Au moins 3000 autres ont pu traverser la frontière jusqu'à 13 h, heure locale, et les migrants continuaient d'affluer.