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21/11/2015 02:55 EST | Actualisé 21/11/2016 00:12 EST

Ça s'envenime entre Michel Platini et la FIFA

« C'est burlesque », a lancé l'avocat de Michel Platini à la suite de la décision de la FIFA d'imposer des sanctions au dirigeant français, président de l'UEFA. 

Michel Platini avait saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) vendredi, et voici que la FIFA annonce samedi des sanctions contre M. Platini et le président sortant Joseph Blatter.

« C'est une troublante coïncidence au lendemain de notre décision de saisir le TAS sur la suspension provisoire de Michel Platini. C'est burlesque, cela pourrait prêter à rire si on ne parlait pas de l'avenir de la plus grosse institution non gouvernementale du monde », a indiqué Me Thibaud d'Alès, avocat de Michel Platini, à l'agence AFP.

« La bonne nouvelle, c'est qu'on va avoir accès au dossier et qu'on va pouvoir apporter une contradiction à une personne qui a mené une instruction à charge, alors qu'elle était censée la mener aussi à décharge », a analysé Me D'Alès.

C'est la chambre d'investigation de la commission d'éthique de la FIFA qui a annoncé samedi avoir « requis des sanctions » contre Joseph Blatter, son président démissionnaire, et Michel Platini, l'un des six candidats à sa succession.

Annonçant avoir bouclé son instruction et mettant en avant « la présomption d'innocence », la chambre d'investigation de la commission d'éthique de la FIFA n'a pas précisé les sanctions requises contre les deux hommes dans ses deux rapports d'instruction transmis à la chambre de jugement.

« Pour des raisons de protection de la vie privée et en raison du principe de la présomption d'innocence, la chambre ne publiera pas les détails de ces rapports et les sanctions requises contre les deux dirigeants », a précisé le communiqué de la chambre.

Rappelons que la commission d'éthique de la FIFA reproche à Michel Platini un paiement de 1,8 million d'euros (2,56 millions de dollars canadiens) reçu en 2011 de la part de Joseph Blatter, pour un travail de conseiller achevé en 2002.

De son côté la justice suisse s'est elle aussi saisie des dossier des deux hommes. M. Blatter a ainsi été mis en examen pour soupçons de « gestion déloyale » et « abus de confiance », alors que M. Platini a lui été entendu en tant que témoin assisté.

Le président de l'UEFA, âgé de 60 ans, est pour l'heure suspendu de sa fonction et de toute activité liée au soccer jusqu'au 5 janvier. Il ne peut donc mener campagne pour la présidence de la FIFA, sa candidature étant de facto gelée, alors que l'élection est toujours prévue le 26 février.