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20/11/2015 09:20 EST | Actualisé 20/11/2016 00:12 EST

USA: le Pentagone reconnaît 4 victimes civiles probables dans une frappe en Irak

L'armée américaine a reconnu vendredi qu'un bombardement américain en Irak le 13 mars visant un check-point du groupe Etat islamique avait "probablement provoqué la mort" de quatre civils dont un enfant.

Une enquête de l'armée américaine a montré que le bombardement avait "probablement provoqué la mort de quatre non-combattants", dont un "pourrait avoir été un enfant", selon un communiqué du Centcom, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.

C'est la deuxième fois que l'armée américaine reconnaît sa responsabilité probable dans la mort de civils dans un bombardement.

En mai, elle avait déjà reconnu qu'une frappe en novembre 2014 près de Harem en Syrie contre le groupe extrémiste Khorasan avait tué deux enfants.

"Nous regrettons cette perte non-intentionnelle de vie humaine et nous gardons les familles affectées dans nos pensées", a déclaré vendredi le général CQ Brown, commandant des forces aériennes américaines au Moyen-Orient, cité dans le communiqué du Centcom.

Un porte-parole du Centcom, le colonel Patrick Ryder, a précisé à la presse que le bombardement, dans un check-point à Hatra, avait été mené par un avion américain d'attaque au sol A-10.

Selon le communiqué du Centcom, l'enquête a montré que les frappes "ont été conduites en accord" avec les règles en vigueur dans l'armée américaine.

"Notre but est de battre" le groupe Etat Islamique, "une organisations terroriste qui se mêle constamment à la population, et nous faisons tout ce que nous pouvons pour éviter" de tuer ou blesser "des non-combattants", a-t-il précisé.

Selon le colonel Ryder, l'armée américaine enquête en ce moment sur 26 autres dossiers et allégations concernant des victimes civiles.

wat-lby/elc